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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 22:58
Il s'agit d'une chronique de Cavana parue dans Le Nouvel Observateur il y a déjà quelques années. L'auteur développe une thèse à propos des religions à laquelle je souscris depuis longtemps mais qui est largement minoritaire, à savoir (je cite): "Un croyant ne peut être qu'intolérant. Le fanatisme n'est pas un aspect fâcheux et dévoyé de la réligion: il est la religion même." Cette façon de voir les choses s'oppose à l'idée, communément admise, selon laquelle les religions bien comprises sont tolérantes, les intégristes étant des extrêmistes condamnables. Cela peut être exact pour les polythéismes, mais certainement pas pour les monothéismes, spécialement pour les trois issus du Livre. Ce serait oublier que le Christ (certes, dans un passage des Evangiles qui est rarement cité dans sa totalité) proclame: "Je ne suis pas venu apporter la paix mais la discorde (1)  En mon nom se dresseront le père contre le fils, la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille. (...) Celui qui n'est pas avec moi est contre moi. Je vomis les tièdes."  L'Inquisition l'avait donc bien compris...
(1) la division, la guerre, le glaive, le feu, selon les traductions ou les différents évangélistes.

lire la chronique

 Traducción castellana:  Ni Dios ni amo, de Cavanna

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Documents divers
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commentaires

Jean Larrea 22/09/2008 08:42

Bonjour Esteve,avec ce passage de sa chronique : "à avoir, en somme, proclamé ce qu'aujourd'hui nous app,elons « les droits de l'homme ». Il y a du vrai. L'Evangile se veut précepte d'amour et de fraternité.", dont le fait de l'écrire témoigne de l'honnêteté intellectuelle de Cavanna qui cherche à rendre dorit au précepte en tant que tel, Cavanna justement ne mine-t-il pas sa thèse, en dissociant au moins partiellement le précepte (noble) de son application (imparfaite, car humaine) ?Par ailleurs, c'est un témoignage de plus de ce que les agnostiques, laïcs (cf. la récente actualité française...) et démocrates sont toujours à la merci des prosélytismes néfastes mais actifs (par définition !)...puisqu'ils leur laissent l'espace pour s'exprimer, par souci d'une équité...dont ceux-ci savent profiter pour accroître leur influence dès que possible ! (cf. faucons et colombes dans la théorie des jeux...)Enfin, pour le passage que tu cites, sans rejeter l'interprétation que tu en fais -qui me convient !-, on ne doit peut-être pas oublier la lecture "révolutionnaire" (rebellons-nous contre tout oppresseur, ici romain, pour rejetter un système qui nous opprime) qui est aussi possible. On pourrait d'ailleurs sans doute "jeter cette pierre" -sans jeu de mots- sur les révolutionnaires de tous bords. Non ?

Esteve Freixa i Baqué 23/09/2008 18:01



Heureux de tomber sur quelqu'un qui ne saute pas au plafond devant l'argumentation de Cavanna! En ce qui concerne la lecture "révolutionnaire" de ces passages des Evangiles, je crois que le
Christ lui-même l'a démentie par avance (face à ceux de ses adeptes qui attendaient de lui, en tant que "roi des juifs", qu'il les délivre du joug romain) en leur sortant son "mon
royaume n'est pas de ce monde" mais, surtout, la célèbre phrase qui a fait fortune depuis: "il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu".
Une fois l'interprétation "révolutionnaire" écartée, il faut bien convenir qu'il ne parlait pas de politique (César) mais de religion (Dieu); donc, qu'il lançait un véritable appel à
"l'intégrisme". Et toutes les exegèses nous assenant que Dieu est amour n'y pourront rien: elles viendront toujours se fracasser contre cette diatribe du propre "fils de Dieu".