Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Blog d'EFB
  • Le Blog d'EFB
  • : Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...
  • Contact

 Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...

 

  Aquesta plana és el "blog" de n'Esteve. Hi trobareu articles, classes, adreces, noticies, documents diversos dels que podreu disposar. En contrapartida, m'agradaria rebre'n els vostres comentaris...

 

 Esta página es el "blog" de Esteve. En ella encontrareis artículos, clases, direcciones, notícias, documentos diversos puestos a vuestra disposición. A cambio, os agradecería que me mandaseis
vuestros comentarios al respecto...

6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:46

drapeau_francais.gifVoici le lien vers un appel à manifester contre le "packing" le 16 févrierà Lille. Je sortirai quelques heures de ma "douce retraite" pour y prêter main forte. Au plaisir de vous y retrouver...

La manifestation débutera à 14h devant l’Agence Régionale de la Santé Nord-Pas-deCalais, pour se rendre ensuite devant le Conseil de l’Ordre des médecins de Lille et se terminer devant le CHRU de Lille, là où est pratiqué le Packing.

Rendez-vous donc, malgré le froid, à 14h au 556, avenue Willy-Brandt, (Euralille), Lille

 

 

Voici une très percutante vidéo:


 


 


 

Le Premier Ministre François Fillon condamne, sans le nommer, le "packing".

 

Communiqué du CNRS.

 

Compte rendu en photos de la manif

 

Article dans Le Monde

 

Article dans Le Quotidien du médecin

 

Epilogue (provisoire) : La Haute Agence de la Santé (HAS) a publié le 8 mars ses tant attendues reccomendations concernant l'autisme. Pour ce qui est du Packing, on peut y lire notamment:

"Quelle est la position de la HAS et de l’ANESM sur le packing ?
En l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité, du fait des questions éthiques soulevées par cette pratique et de l’indécision des experts en raison d’une extrême divergence de leurs avis, il n’est pas possible de conclure à la pertinence d’éventuelles indications des enveloppements corporels humides (dits packing), même restreintes à un recours ultime et exceptionnel. En dehors de protocoles de recherche autorisés respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), la HAS et l’Anesm sont formellement opposées à l’utilisation de cette pratique."

 

Cela semble clair et sans appel. Mais "il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"...

 

Voir également:  Autisme: le "packing condamné par la HAS

où on apprend, quand même, qu'il y a eu une "négociation" hors concertation entre des responsables de l'HAS et des membres d'une corportation de professionnels incapables de faire la preuve de leur efficacite et on nous explique que le deal était de sacrifier le Pr.Delion et son "packing" pour eviter que ce soit toute la psychanalyse qui soit non recommandée. Les parents d'enfants autistes appréciéront ce genre de marchandages au sein d'une institution où le rôle est de faire le point sur l'état actuel des connaissances scientifiques...

 

Le professeur Delion se défend comme un lion dans le Monde, sous la plume de Catherine Vincent, dont je me suis laissé dire qu'aussi bien le père que la mère étaient des psychanalystes; ce qui peut expliquer le positionnement si partial de ce prestigieux quotidien dès qu'il s'agit de psychanalyse, et ce depuis très longtemps. Naïvement (si, si!), je me demandais si, tout comme Audrey Pulvar (compagne de Arnaud Montebourg) ou Valérie Trierweiler (compagne de François Hollande) sont interdites d'émissions politiques à la télé ou à la radio pour cause de "conflit d'intérêts", cette même clause ne devrait pas s'appliquer également à la presse écrite dans un cas comme celui-ci. Non pas que je mette en doute le professionnalisme,l'honnêteté intellectuelle ou la déontologie de Catherine Vincent ; mais n’importe quel psychanalyste vous expliquerait que l’Inconscient peut jouer de drôles de tours, à l’insu de son plein gré…

 

 

Et la réponse, toujours aussi percutante, de Jacques Van Rillaer.

 

 

La BBC aussi trouve "honteux" le traitement des autistes en France

 

Face à face Delion-Fasquelle dans la Voix du Nord

 

Et un témoignagne de Christelle Dedours, maman de Philippe, suivi par l'équipe du Pr. Delion

 

 

70 ans après, les Américains retraversent l'Atlantique pour dénoncer ce qui se fait sur des enfants innocents en France : France, "pleine de honte"

http://vivrefm.com/infos/lire/365#complete_news_content

Dans la bande-annonce, on voit un peu la manif à Lille

 

La mère d'une petite fille autiste de 7 ans a entamé une grève de la faim le 9 juillet 2013.

Elle refuse les soins psychanalytiques que les médecins lui proposent et souhaite que sa fille puisse continuer à suivre un programme d'apprentissage comportementaliste.   Voir ici.

 

 

 


 


 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

Zao 04/03/2012 11:46


"Ainsi nous nous intéressons aux objets autistiques de ces enfants. Avec ces objets, ils nous mettent au travail, ils les interposent entre eux et nous, nous en élargissons l'usage et alors bien
souvent, avec patience et opiniâtreté, un lien devient possible, qui ne menace plus ces enfants. Ils ont moins peur de l'Autre. Leur relation à eux-même, à leur corps, et aux autres en devient
facilitée. Les psychanalystes se sont toujours intéressés aux objets autistiques. C'est à partir de ces objets-là que des apprentissages peuvent être faits, tels qu'en témoignent de nombreux
sujets adultes, et qui respectent la dignité et l'intégrité du sujet. Qui lui donne une place dans le lien social, au sein de sa famille, de l'école et dans le monde."



http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/autisme-et-psychanalyse-nos-convictions_sh_28529

Zao 28/02/2012 22:59


Et là-dessus, vous m'avez fait dérivé et n'avez pas pointé ce que vous trouviez de si traumatisant dans ce "packing" que je ne connais pas mais que vous avez l'air de prendre pour le paradigme de
l'inconséquence, et de l'incompétence des psychanalystes...

Zao 28/02/2012 22:52


Cette "inqualifiable affaire autour de l'autisme", il ne me semble pas qu'elle se termine forcément comme vous le souhaitez, et que le "inqualifiable" ne soit exactement là où vous le
souhaitez... L'avenir le dira!

Zao 28/02/2012 22:48


Ah oui, je rigole que vous me poussiez à "contextualiser". En psychanalyse, c'est primordial, vue la succession d'avancées et de conceptualisations qui se succèdent, se complètent et se remettent
en question les unes les autres. Mais, pour vous, pour critiquer la psychanalyse, pas de contextualisation, on reprends des citations en vrac et on écrit "vous voyez bien, c'est complètement con
et non prouvé"...

Zao 28/02/2012 22:42


Cher EFB,


Merci pour ces clarifications. Vous vous méprenez sur mes intentions : ce n'était pas de vous "clouer le bec", relisez, je dis parle du premier lien que je trouve en faisant une recherche non
professionnelle. J'ai effectivement vu ensuite que, de manière générale, l'ECT était considérée comme une technique distincte des CBT. On trouve néanmoins des universités américaines dans
lesquelles cette technique est rattachée au département comportementaliste, mais je dis cela sans avoir étayé quoi que ce soit. Passons, ce n'était qu'un des aspects du site auquel je faisais
allusion.


Soit-dit en passant, je ne vois pas beaucoup de différence entre renforcer les comportements hétéro pour un homo qui ne s'assume pas et renforcer un comportement homo "heureux" à un homo qui ne
s'assume pas. Dans les 2 cas, vous le dites bien, c'est la norme sociale du moment qui commande le comportement à renforcer, ce qui me parait abhérant et irrespectueux du désir et de sa
complexité. Passons.


Chère Coline, et du coup EFB puisque vous la confortez dans sa position, tout ceci, ce n'est que la surface. On se fout complètement qu'il y ait une ou plusieurs argumentations dans un sens ou
dans l'autre qui se répande et fasse le buzz; ce n'est pas cela qui est le baromètre de la vérité ou de ce qui s'en rapproche. Et puis cette vision de "comportementliste contre psychanalyse", qui
s'est exacerbée sur le net et ailleurs suite au Mur est complètement simpliste et idiote. Si vous vous sentez "trollés" pour un exemple ou deux, c'est peu de considération pour la critique, car
tout ce déversement de blabla pour le banissement, oui le banissement, la suppression de la psychanalyse, rien que cela, avec les arguments spécieux et, sur le fond, inventés, ou mis en exergue
d'une manière polémique et peu scientifique, de "ils culpabilisent les mères", "il n'y a pas de fondement scientifique", "il n'y a pas de publications", "il n'y a pas de statistique qui
corrobore", "c'est bon pour ceux qui ont le vague à l'âme". C'est pitoyable comme qualité de critique!


Mauvaise foi, il y en a sûrement des deux côtés dans ce débat public qui apparait comme corporatiste. Le plus dommage, c'est que vous croyiez qu'il n'y en a pas dans vos propos. Si vous êtes
sincère, alors vous ne connaissez pas la psychanalyse, ça ne peut pas être autrement. Vous ne pourriez pas avoir cet avis définitif si vous saviez de quoi vous parliez.


J'ai cité plusieurs exemples, et, acculés par les critiques plus ou moins justifiées, les contre-exemples et nuances aux critiques définitives et désormais usées des "partisans" des TCC vont
fleurir. Dans Lacan quotidien, il y a désormais de multiples articles qui montrent que ce débat ne se réduit pas à ce que la polémique du Mur a voulu imposer comme fatoua.


Vous faites bien de ne plus répondre, c'est le meilleurs moyen que vos positions outrancières ne se voient plus contredites. Vous serez plus tranquilles!


Salut, comme vous dites!

coline 28/02/2012 10:19


Je suis exaspérée par cette écoute à géométrie variable :


 


Quand des autistes critiquent la psychanalyse (Sean Baron, Gunilla Gerland, Temple Grandin, David Heurtevent, Emmanuel Dubrulle pour n'en citer que quelques-uns), c'est une de non-recevoir, ils
ne sont pas représentatifs, ils sont sûrement manipulés, etc.


Mais quand UNE autiste critique l'ABA, vous allez troller sur tous les blogs, tous les groupes facebook.


Quand des centaines de parents racontent comment ils ont été maltraités par l'institution psychiatrique française, pareil : fin de non recevoir, ils sont trop passionnés, aveuglés par la
souffrance de la maladie de leur enfant, manipulés par des méchants gourous américains, etc.


Mais quand UNE famille témoigne en faveur de Pierre Delion, elle est en première page sur le site de Balat : tout à coup, c'est très très intéressant.


Désolée mais je ne supporte plus cette mauvaise foi.


Moi aussi je ne répondrai plus, mais je me suis fait un devoir de répondre sur ce point, par égard pour les lecteurs de passage, qu'ils soient informés de la mauvaise foi des partisans de
l'institution psychiatrique-psychanalytique française.

Esteve Freixa i Baqué 28/02/2012 15:36



Bravo, Coline! En effet, il fallait dire ça. Merci de l'avoir fait.


Vous avez raison aussi de ne plus répondre. Sauf que l'on ne dit pas: "Moi aussi je ne répondrai plus" mais: "Moi NON PLUS je ne
répondrai plus.     


Et cela, mon cher Zao, c'est bel et bien un exemple de punition avec stimulus aversif (à défaut d' "électrochoc"...



Zao 26/02/2012 20:43


Pour info dans LQ-164 :


"L’adversaire le plus résolu des techniques comportementales ABA n’est pas une/un psychanalyste. C’est une chercheuse autiste qui réside au Canada. Il s’agit de Michelle Dawson née en 1961, qui a
rejoint il y a un peu moins de dix ans l’équipe de recherche de Laurent Mottron à Montréal. Devant le tribunal canadien des droits de la personne elle a déclaré avoir été diagnostiquée autiste au
début des années quatre vingt dix, donc assez tard. En 2004, elle signe un article retentissant « La mauvaise conduite des behavioristes ou les problèmes éthiques de l’industrie Aba-autisme. »"


"Laurent Mottron qui n’est pas autiste, est psychiatre, psycholinguiste, professeur titulaire de la chaire de recherche Marcel et Rolande Gosselin en neurosciences cognitives de l’autisme dans le
département de psychiatrie de l’université de Montréal."


Peut-être que vous pouvez m'éclairer sur ce chiffre dont je ne trouve pas la source :"Le taux de réussite souvent rappelé dans les études ABA, de 47%, repose surtout sur l’admission de punitions
dans le protocole. Les traitements sans punition sont beaucoup moins réussis." Ca me rappelle un argument de JvR je crois (de mémoire) sur le fait que le principal, c'est le renforcement, pas la
punition.


Pour info, ce qui est présenté par Laurent Mottron comme un résumé des arguments de Michele Dawson à l'encontre de la méthode ABA :


"disproportion considérable entre le niveau de validité scientifique et la réputation de scientificité, absence d’études permettant une validation effective de ces méthodes, absence complète de
données montrant une amélioration de la qualité de vie à court terme et des performances cognitives à long terme, absence complète de données permettant de montrer le principe pourtant
universellement accepté que « le plus tôt, le mieux. » et « le plus, le mieux »."


Vu le rabachage "c'est démontré scientifiquement" ("mais ii reste des progès à faire"), le début parait assez évident, mais je ne comprennais pas tout à fait à quoi fait allusion la dernière
partie "the sooner the better", "the more the better".


Ca fait en fait sans doute allusion au fait que les TCC pronent un diagnostic le plus précoce possible (c'est cité dans tous les argumentaires anti-psychanalyse) et que l'on tend à préconiser le
plus d'heures d'ABA par semaine (cf site en anglais que je citais ci-dessus). Et il n'y aurait pas de données validées pour étayer ceci... ça parait un peu gros, non?


Mais je vous invite à lire l'article en entier car il change assez de ce qu'on lit partout en ce moment, et c'est un chercheur en neurosciences cognitives qui témoigne notamment.

Zao 22/02/2012 23:13


Cher EFB,


Vous me faites un procès d'intention. On pourrait discuter d'où se situe l'amalgame, la calomnie et la désinformation, parce qu'ici, en matière de psychanalyse, ça dépote!!!


C'est ce site que je viens de découvrir qui comporte référence à "electroshock "behavioural" devices", que je ne connais pas. Et vous devez mieux connaitre, voilà pourquoi je l'expose sous forme
de question. Vous me poussez, alors j'ai cherché, sans outil professionnel, sur google. Le premier lien en rapport que je trouve est : http://oua.be/df7 A vous de me dire si ce paragraphe sur les
thérapies comportementales parlant d'électrochoc est complètement dans le faux...


Je suis tombé par ailleurs sur votre article "Les perspectives de contrôle social offertes par le behaviorisme" et, à le lire, on trouve une belle illustration du "We can't afford freedom" du
Time. Malgré les rectificatifs de JvR relatifs au fait que ce ne serait pas une citation de Skinner, cela semble illustrer ses propos à la perfection. Un exemple : D'un côté, on édicte des
interdits, règle minimales de vivre ensemble, que l'on peut évidemment faire évoluer. On y associe des conséquences sans doutes qualifiées de "punitives" par vous. Pas de jugement moral, le
minimum pour le vire ensemble. De l'autre, on renforce positivement des bons comportements, des comportements que l'on a sélectionnés comme bons, par exemple expérimentalement dans une
communauté. Quelle que soit l'expérience, il y a une infinité de "bon" comportements possibles et là, on en sélectionne un nombre fini que l'on renforce, donc que l'on impose, même si c'est pas
consentement. Enfin quelles que soient les précautions prises, il y a réduction de liberté significative et non nécessaire.


Bien à vous.

Esteve Freixa i Baqué 27/02/2012 11:32



Excusez-moi de ce retard à répondre, mais je n’étais pas là.


Alors, c’était ça ? Vous me décevez beaucoup, cher ami. J’ai presque envie de laisser tomber. Mais cela pourrait être interprété comme « touché, coulé ; il lui a fermé le bec avec
cette référence ». Alors je vais essayer d’être bref, car je vous ai déjà dit que mon but, en ouvrant ce blog, n’était pas de polémiquer avec quiconque.


J’espère que vous serez d’accord avec moi que les mots ont encore un sens. Un sens bien propre et particulier. Par exemple, électrochoc, désigne une technique qui consiste à envoyer des chocs
électriques sur le crâne d’un sujet. C’est tellement violent que le sujet doit souvent être traité avant avec des sédatifs ou anti-spasmodiques puisque les décharges provoquent des convulsions.
Ce n’est pas pour rien qu’un autre nom pour électrochoc est « sismothérapie » ou, encore, « életroc-onvulsive-thérapie » (ECT). Nous avons tous vu dans des films des scènes de
ce type de traitement. Bien sûr, les électrochocs sont des chocs électriques. Mais oseriez-vous affirmer pour autant que toute forme de choc électrique est un électrochoc ? Un peu comme si,
forts de l’affirmation « tous les hommes sont des mammifères » on s’autorisait à rendre cette proposition symétrique et de conclure que « tous les mamifères sont des hommes ».
N’est-ce pas que vous ne le feriez pas ? Et bien, ‘est justement ce qu’a fait l’auteur de l’article que vous me citez : il a allègrement (mais pas innocemment, bien sûr ; il savait
très bien ce qu’il faisait et les effets qu’il produirait : la preuve !) transformé « choc électrique » en « électrochoc », et le tour est joué.


Je le maintiens donc, JAMAIS les TCC n’ont utilisé d’électrochocs. C’est clair ?


Oui, me direz vous, mais ils ont bien employé de chocs électriques, tout de même…


Alors bon, faisons encore un travail de mise au point.


Avez-vous remarqué la date de l’article que vous citez ? 1960. Il date de plus d’un demi-siècle. A cette époque, l’approche comportementaliste était naissante et centrée essentiellement sur
le paradigme pavlovien du réflexe conditionné. C’est ce qu’on appelle le paradigme « répondant » basé sur stimulus-réponse. Et les thérapies aversives (utilisant des stimulus aversifs)
étaient en effet utilisées, par exemple, dans le cas de l’alcoolisme. Le film « Orange mécanique » est un parfait exemple de ce type de thérapie aversive. Mais, outre ses aspects
éthiques certes contestables, il s’avère que ces techniques ne sont pas efficaces sur le long terme (ce que Pavlov savait déjà puisque c’est lui-même qui avait constaté l’effet de l’extinction
lorsque l’on cessait de présenter le stimulus aversif).


Les travaux de Skinner commençaient juste à éclore à cette époque (son premier livre important, Science and human behaviour est paru en 1953). Le comportementalisme de Skinner (souvent
appelé « néo-béhaviorisme ») se démarquait complètement du béhaviorisme de Watson et de Pavlov. Skinner rompt avec le concept de réflexe et de stimulus-réponse propres au
conditionnement répondant et met à jour un autre type de relation, dite « opérante » justement par opposition à « répondante » dans laquelle ce ne sont pas les stimulus qui
précédent le comportement qui sont importants mais ceux qui les suivent, c’est-à-dire, les conséquences. En  termes d’Aristote,  il s’intéresse moins à la
causalité efficiente et privilégie la causalité finale. Les TCC actuelles sont essentiellement basées sur cette conception des choses, par sur celle de Pavlov-Watson. 


Vous me direz : oui, mais n’empêche que les conséquences peuvent être de type appétitif (agréables) ou aversif (désagréables) et que la punition fait bien partie de la panoplie des
techniques comportementalistes. Erreur. Skinner a longuement et à plusieurs reprises argumenté contre les techniques aversives (entre autres choses, parce qu’elles ne sont efficaces qu’à court
terme) et expliqué en long en large et en travers que seules les procédures de renforcement et d’extinction s’avèrent efficaces pour modifier durablement les comportements. C’est pourquoi les
TCC, depuis belle lurette, n’utilisent plus des stimulus aversifs.


Oui, me direz-vous, mais ils les ont bien utilisés dans le passé… Et c’est là que je vous demande de contextualiser. Dans les années 60, alors que l’on ne connaissait que le paradigme pavlovien,
si un patient venait vous voir parce que, prenons le cas, il était homosexuel et qu’il le vivait très mal (n’oublions pas que la société des années 60 n’avait pas le même regard vis-à-vis de
l’homosexualité que de nos jours), qu’il voulait absolument devenir hétéro, qu’il n’en pouvait plus et qu’il vous demandait de l’aider, la seule chose qu’on savait faire c’était d’essayer
d’associer des images homos à des stimulations déplaisantes (un léger choc électrique, par exemple, après avoir obtenu l’accord explicite du sujet, ne l’oublions pas : jamais contre sa
volonté, comme dans les films !!!) et des images hétéro à des stimulus agréables (une musique douce, par exemple).


Bien sûr, cela ne marchait pas très bien. Mais laisser des personnes en détresse, certains avec risque de suicide, n’était pas très éthique non plus.


Bien sûr, cela n’a plus cours. De nos jours, un « técéciste » entreprendrait avec son patient un travail visant à lui faire assumer son homosexualité, à la vivre joyeusement et sans
honte, à s’y épanouir et à faire face à des personnes ou des situations qui pourraient la lu reprocher et l’adresserait vers des associations de gays et lesbiennes pour parfaire ce travail.


J’espère avoir été pédagogue.


Mais je ne recommencerai pas. Je suis à la retraite, nom d’un chien ! J’ai vu que vous m’aviez encore écrit un long message. Il restera sans réponse. Et dès que cette inqualifiable affaire
autour de l’autisme aura pris fin (il y a encore eu du nouveau, il va falloir encore que je poste un billet, zut à la fin !), on n’entendra plus parler de moi. C’est mon plus vif souhait.


Salut !


 


 



Zao 22/02/2012 20:34


Merci de re-citer mes mots, mais ce serait mieux de les lire. Je mets justement en question vos affirmations non étayées qui suivent...

Coline 22/02/2012 09:31


Zao, je vous cite :


"et si la mise en exergue du packing n'était qu'une diversion pour cacher les dérives de certaines pratiques TCC, dénoncées dans "tous ces pays du monde" ou, soit-disant, on a tiré un trait
depuis belle lurette sur la psychanalyse pour appliquer ces "méthodes validées" TCC... "


Vous inversez les rôles. En France la psychanalyse a échoué et maltraité des autistes et leurs familles. Pour faire diversion et cacher cet échec, les gens comme vous attaquez les TCC...


 


Alors revenons à nos moutons : la psychanalyse qui s'est totalement gaufrée dans la prise en charge de l'autisme et qui continue d'être imposée, dans les faits, aux premiers concernés. Le reste
est diversion.

Zao 20/02/2012 20:42


Bonsoir EFB, Bonsoir Alexandra,


Au premier abord, sans connaitre, je me disais, que cette pratique n'était pas des plus respectueuse. Si j'ai bien compris, il s'agit d'envelopper un enfant dans un linge froid pendant un certin
laps de temps, pour lui faire éprouver les limites de sont corps. Je ne connais pas les détails, peut-être pourrez-vous m'éclairer, mais ça n'a pas l'air d'être trsè scandaleux.


Et puis j'ai découvert, notamment en première page de ce site créé par des autistes pour leur propre défense : http://www.aspiesforfreedom.com qu'il y avait maintes pratiques dont le respect du
patient laissait bien plus à désirer : méthode ABA 20 à 40 heures par semaine, thérapies comportementale par électrochocs, par contrainte, forçage à arrêter les comportements répétitifs (je
traduis plus ou moins bien).


En passant, on voit que ces autistes s'opposent à la notion de "guérison" et à l'approche déficitaire, qui supposeraient un autre qu'eux-mêmes, sans les défaut de l'autisme. Ils souhaitent au
contraire bénéficier d'un suivi adapté tout en mettant l'accent sur leur singularité en créant une "culture autiste".


Et devinez quoi : ils ne se réclament absolument pas de la psychanalyse...


Bref, et si la mise en exergue du packing n'était qu'une diversion pour cacher les dérives de certaines pratiques TCC, dénoncées dans "tous ces pays du monde" ou, soit-disant, on a tiré un trait
depuis belle lurette sur la psychanalyse pour appliquer ces "méthodes validées" TCC...


Il n'y a qu'un pas, et il n'est pas besoin d'être endoctriné par la psychanalyse pour le franchir, n'est-ce pas?


Zao

Esteve Freixa i Baqué 22/02/2012 22:08



Bon, je veux bien essayer d'être zen et de laisser s'exprimer tout le monde sur mon blog sans intervenir, mais il y a des limites, Zao! Je vous mets au défi de me donner les références d'un seul
article rapportant un seul cas, je dis bien, un seul, de "thérapies comportementale par électrochocs".Tant que vous ne m'aurez pas apporté, de façon incontestable, cette preuve, je vous
priairai d'avoir la décence de ne plus polluer mon blog avec vos amalgames, calomnies et désinformations. Si vous y connaissiez quelque chose, vous n'auriez jamais écrit pareille abérration. Et
pourquoi pas des "thérapies comportementales par lobotomie" tant que vous y êtes?



Claire 16/02/2012 13:24


France Inter, mercredi 15 Février, 10 h, Service public, Autisme, la psychanalyse en question...

Alexandra Meert 07/02/2012 11:43


Oui le lien fonctionne maintenant :)

Alexandra Meert 06/02/2012 23:55


Je serai là :-) Par contre, le lien n'arrive nulle part quand je clique dessus :-S

Esteve Freixa i Baqué 07/02/2012 09:57



J'ai corrigé et donné les dernières infos. J'espère que là c'est bon...