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 Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...

 

  Aquesta plana és el "blog" de n'Esteve. Hi trobareu articles, classes, adreces, noticies, documents diversos dels que podreu disposar. En contrapartida, m'agradaria rebre'n els vostres comentaris...

 

 Esta página es el "blog" de Esteve. En ella encontrareis artículos, clases, direcciones, notícias, documentos diversos puestos a vuestra disposición. A cambio, os agradecería que me mandaseis
vuestros comentarios al respecto...

17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:34

drapeau_francais.gifDans la suite de la suite ( Derniers rebondissements du Mur, les psychanalystes et l'autisme ) voici deux textes que je trouve très intéressants et que je mets à votre disposition: un débat dans Le Monde datant de plus d'un an et un très récent communiqué de presse émanant de l'association Vaincre l'autisme.

Dans le débat figure l'expression "forces occultes", expression maladroite car très connotée et qui m'inspira le titre de ma contribution au Hors Série de la revue Science et Pseudosciences consacré à la psychanalyse: Le pouvoir (pas le moins du monde occulte) des psychanalystes.

 

Ep puisque chaque jour apporte de nouveaux éléments à l'affaire, je me propose de maintenir ce post "ouvert" et de le compléter régulièrement en fonction de l'actualité.

Voici ce qu'écrit une maman d'autiste (par ailleurs astrologue): la psychanalyse a aussi ses croisés

Voici la page Facebook où l'on peut apporter son soutien à Sophie Robert, la réalisatrice du documentaire: apporter son soutien via Facebook

ou alors sur Internet: signer la pétition

podcast interview de Sophie Robert sur Fr5

interview Sophie Robert dans Sciences Humaines

réaction d'un lacannien et l'analyse de Jacques van Rillaer

article de l'Express

podcast Radio Monte-Carlo

Europe1 Laurent Ruquier

le blog de Jean-Marc Morandini

podcast RTBF Jacques van Rillaer    (cliquer sur "l'envers des médias" du 17/11)

Sciences et Avenir

collectif Inceste

Télé-Obs

le Parisien

la Voix du Nord

LCI-TF1

Médiapart

CorteX

nouvel article Rue89

la Croix

interview audio de Sophie Robert

intervieww de Jean-Louis Racca et Nicolas Gaillard

l'appel de Vaincre l'Autisme

lettre d'un député à Mme la Ministre de la Santé

récapitulatif/historique de "l'affaire" du Mur

voilà comment les choses se passent au Québec... 

de très intéressantes réactions...

Un excellent papier du Figaro

 

 


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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Articles "invités"
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commentaires

Zao 25/11/2011 00:21


Effectivement, je suis désolé de ne pas être à la hauteur.

Zao 23/11/2011 22:48


Bonsoir,


Bon, finalement, je me rend compte que ma démarche est un peu vaine. La seule manière que l'on ait de faire la part de vérité et de bêtise dans tous ces propos, c'est de bien connaitre la
psychanalyse, de bien connaitre les autres méthodes. Vous viendrait-il à l'idée de remettre en cause la théorie de la relativité d'Einstein sur un forum ou dans une juxtaposition d'interviews de
physiciens? Enfin, ce genre de documentaires existent aussi...


La remettre en cause demande un grande érudition et des années de métier et de réflexion pour commencer par la comprendre et pouvoir juger de ses fondements, de ses implications réelles...


Imaginez un instant que la psychanalyse décrite par les 3 membres de l'ECF soit au plus proche de la réalité et de ce dont il s'agit dans l'autisme et qu'ils, ou leur collègues, animent des
centres qui accueillent des autistes et obtiennent d'excellents résultats, que les parents sont soulagés d'avoir trouvé une telle écoute et une telle efficience, mais restent discrets (je dis
cela car j'en suis témoin). Est-ce que le discours de Sophie Robert est à la hauteur pour remettre cela en question? Je ne vois pas bien comment, ou alors expliquez-moi : Dans votre citation,
elle montre seulement qu'elle a recueilli la surface de ce qui lui était dit, où qu'elle a attaché plus d'importance à des gens moins compétent que d'autres. La psychanalyse est anti-norme,
subversive par essence et croire qu'elle est contre les femmes, les homos,... c'est tout simplement faux. Elle a contribué à leur émancipation, c'est historique, contrairement à ce que certains
propos colportent. Alors chercher des psychanalystes dont l'apparence du discours se rapprochent des comportementalistes, vous en trouverez, mais ce n'est plus de la psychanalyse. Il faut décoder
une langue pour la comprendre. Dans une autre interview, Mme Robert cite Lacan "La femme n'exsite pas" et dit que la psychanalyse est sexiste. Quand on a compris cette phrase un peu provoquante,
on voit qu'il s'agit du contraire!! Je m'explique : Il aurait tout autant pu dire "L'homme n'existe pas". Il voulait juste dire que, fondamentalement, les hommes et les femmes ne sont pas
réductibles à leur genre et que leur vrai nature est une création originale que chacun assume pour soi et non au titre de son genre. Il l'a dit pour les femmes pour plusieurs raisons, une étant
que c'était l'époque des courant féministes, dont il dénonçait certaines erreurs. Si vous lisez Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe, vous verrez que c'est rempli de
"la femme" pense ci, fait cela... Il dénonçait juste que ceci n'était pas juste et ne servait pas l'émancipation des femmes.


Rien que pour commencer à expliquer cela, il me faut tout ce temps. Alors réfuter une à une les affirmations de ce type... On a plus vite fait de ce dire que ce qu'on ne comprend pas est faux, et
que ce qui est simpliste est vérifiable par tout le monde et vrai (et là, si vous y prêtez honnêtement attention, c'est très exactement la position qui est prise).


Je ne connais pas le Droit et ne pourrais commenter les sommes demandées. Elles sont sûrement, si l'avocat fait son travail, en accord avec le fait de se retrouver dans une vidéo publique qui
"escamot[e] les arguments qui [...] rendraient acceptables [les idées qu'ils ont exprimées]". Comme, me semble-t-il, je l'écrivais plus haut avant de lire les phrases que vous rapportez là, je ne
suis pas étonné de voir là qu'ils ne contestent pas les idées exprimées. D'ailleurs, Mme Robert ne les réfute pas, elle les met en scène dans un documentaire dans lequel elle fait la propagande
d'autres idées, contradictoires mais non établies.


Comme il ne semble pas y avoir d'argumentation qui tienne pour commencer à mettre en cause les réfutations que j'ai faites, cela doit être qu'elles sont justes. Vous noterez que jusqu'à il y a
quelques années, les psychanalystes restaient sur leur réserve dans ces cas. On ne peut pas les accuser de réagir pour assumer leur position. Débat démocratique? Ce n'est fructueux que quand les
intervenants sont éclairés...


Bonne route


 

Esteve Freixa i Baqué 24/11/2011 16:17



C'est bien la raison pour laquelle j'ai décidé de ne pas rentrer dans des polémiques sans fin: parce que ce serait vain. Vous écrivez: "La seule manière que l'on ait de faire la part de vérité et
de bêtise dans tous ces propos, c'est de bien connaitre la psychanalyse, de bien connaitre les autres méthodes." Je vous retourne la phrase. Et, ne le prennez pas mal, je crains que l'on ne boxe
pas dans la même catégorie...



coline 23/11/2011 21:36


Bonjour Zao.


J'ai tellement de boulot que je ne peux pas répondre dans le détail mais déjà, je vous remercie pour votre amabilité.


Je vous conseille la lecture de l'interview de Sophie Robert pour revenir sur notre polémique liée à ce docu :


http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/sophie-robert-la-psychanalyse-doit-debattre-de-l-autisme_sh_28164


Je cite au moins deux parties qui sont très claires :


"



Ce film ne serait donc pas une entreprise délibérée de démolition, en tout cas de déstabilisation, de la psychanalyse ?



Je ne pense pas du tout avoir fait une entreprise de déstabilisation : c’est la psychanalyse qui se déstabilise toute seule. Si mon film est polémique, c’est à cause du discours des
psychanalystes en lui-même. Ils étaient très à l’aise, très heureux d’être filmés. Mais je pense qu’ils ne se rendent pas compte de la portée de leurs propos. J’étais vraiment stupéfaite. Je
pensais faire un travail beaucoup plus nuancé, or je ne me serais jamais attendue à entendre ce que j’ai entendu de la part de l’immense majorité d’entre eux. Je n’aurais pas imaginé des propos
aussi haineux à l’égard de la science, par exemple, ni aussi viscéralement sexistes. Je ne pense pas qu’il existe un quelconque contexte dans lequel affirmer que l’enfant est le substitut du
phallus maternel, aliéné au désir de sa mère, est un propos acceptable. J’ai recherché des psychanalystes capables de me tenir un discours différent : j’ai eu du mal à en trouver, et les
personnes en question ont refusé de critiquer les positions extrémistes de leurs collègues devant la caméra.



Les psychanalystes Alexandre Stevens, Esthela Solano-Suarez et Eric Laurent se sont retournés contre vous après leurs interviews. Que demandent-ils ?



Des dommages et intérêts faramineux : 290 000 euros. Plus le remboursement des frais d’avocat, 20 000 euros pour faire publier le jugement, et 15 000 euros d’astreinte par jour après
celui-ci. Et surtout l’interdiction complète du film. Ils ne contestent pas les idées exprimées, mais prétendent que j’ai escamoté les arguments qui les rendraient acceptables. Leurs propos sont
pourtant tenus partout chez les psychanalystes, qui considèrent que le public n’est pas apte à entendre ce genre de discours. Je pense que si, et qu’il faut l’assumer."

Zao 22/11/2011 22:12


Bonjour M. FEB,


Non, je ne suis pas déçu et ne cherche pas la bagarre verbale. Je suis assez d'accord avec vous sur la pertinence de la plupart des échanges de commentaires, et respecte si vous dites que ce
n'est pas le lieu. Ce qui a stimulé mon commentaire, c'est l'abondance de critiques de la psychanalyse en parallèle avec le fait que ce que vous critiquez, c'est plutôt de la forme dénaturée par
la méconnaissance du fond. Me semble-t-il.


Nous en resterons donc là pour les échanges. Merci de votre accueil et merci d'autoriser les échanges avec d'autres lecteurs. Je vais essayer de me faire comprendre sans excès.


 


Bonjour Coline,


En lisant vos réponse, je n'ai pas reconnu mes commentaires. J'ai donc mal explicité ma pensée. Précisons :


En effet, en tout cas concernant les 3 plaignants, je connais (relativement) bien la manière dont ils travaillent et je ne trouve pas, en écoutant leur seuls interviews, qu'il y ait quelque-chose
de choquant. J'ai même mieux compris certaines choses car ils sont très précis dans leurs commentaires. Ce qui dénature leur propos, c'est de commencer par "on sait bien que l'autisme est un
trouble et pas une psychose, c'est biologique, c'est démontré" et d'agrémenter en disant que ce n'est pas normal que la psychanalyse soit encore utilisée pour l'autisme en france et que la
psychanalyse culpabilise les parents.


Il est vrai qu'un courant de la psychanalyse l'a fait. Mais, si vous écoutez les 3 plaignants dans le "documentaire", vous n'entendrez rien de la sorte. Et si vous approfondissez leurs pratiques,
vous verrez qu'ils ne culpabilisent pas les parents et que le fait de qualifier l'autisme de psychose n'est que le résultat d'un travail clinique, au 1 par 1. Le diagnostic est individuel et sert
toujours les solutions apportées. Si vous traitez un autiste comme un névrosé avec un hadicap, vous courrez à la catastrophe.


Vous noterez d'ailleurs que la définition utiisée sort du manuel DSM, manuel dont la raison d'être première est une classification permettant de faire des statistiques de population sans
s'occuper de la manière de traiter chacun des problèmes. Au fils des ans, les diverses versions du manuel ont basculé d'une classification fondée sur l'étiologie, les causes, les structures
psychiques et étaient donc orientées pour la compréhension et donc la résolutions des pathologies, vers une classification fondée sur les troubles, c'est à dire ce qui se voit de l'extérieur, les
comportements, et n'orientent pas vers une solution. Un même trouble, suivant sa cause, peut avoir plusieurs traitements, incompatibles entre eux.


Ensuite, concernant ce que vous avez lu comme méchanceté attribuée au journaliste. Je ne dit pas qu'il est méchant, mais mal renseigné. Les réactions de certains des psy présentés sont assez
pitoresques (pour le moins) et il ne me dérange pas qu'elles soient dénoncées, même s'il y a plus a dénoncer à mon avis dans les assertions péremptoires sur la définition de l'autisme et le bébé
jeté avec l'eau du bain de la psychanalyse. Car mettre dans le même sac tous ces intervenants c'est cela. Connaissant les pratiques sérieuses et efficaces des 3 plaignants (et vous noterez que
les autres n'ont pas franchement réagi), pour les discréditer, car c'est ce que ce documentaire cherche à faire, il faudrait avoir des arguments. Or, je ne vois pas ce qui, dans leurs
déclarations, peut être criticable tel quel. Il faut avoir une idée préconçue pour conclure, à la fin de l'interview, que ce qu'il dise est faux. Je repense à un exemple. Le commentaire dit que,
bizarement, les psychanalystes n'hésitent pas à faire appel à la biologie pour ce qui est de l'influence de la mère. Et tout de suite après, ils font parler M. Stevens, sans citer la question qui
lui ait posée. Celui-ci est en train de dire, avec la plus grande prudence, qu'il ne sait pas ce qui se passe exactement in utero, mais que l'idée que la mère ait une influence sur son enfant à
ce moment-là n'est pas en soi choquant. Bon, mais il n'est pas en train d'expliquer qu'il base sa théorie et sa pratique sur cette pensée timidement exposée... Et il n'est pas en train
d'expliquer que la biologie justifie l'influence de la mère... Donc, son intervention très courte, annoncée par un commentaire qui n'est pas la question, et suivi d'autres interventions qu'il ne
cautionne sans doute pas, il ne me semble pas idiot de dire que, sur cet exemple, la journaliste n'a pas présenté les choses honnêtement.


Concernant votre remarque sur le point sur Accoyer, je citais la raison originelle qui a motivé cette personne, car il se trouve que je l'ai entendue. C'était pour relativiser l'encart dans
l'article de M. EFB citant le motif. Et que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Partir d'un ennui personnel pourquoi pas, mais après, il s'agit d'être éclairé dans son action.


Je ne présuppose rien sur quiconque, j'écoute ce qu'ils disent ou lit ce qu'ils écrivent avec attention et pointait la faible pertinence du motif, sans éclairage plus important que "on m'a fait
du mal, cette profession (en amalgamant tout le monde) n'est pas encadrée, ce n'est pas normal". Si on se renseigne, on se rend compte que les associations dignes de ce nom se sont penché sur
l'encadrement, que ce n'est pas si simple et qu'une formation universitaire n'est pas une juste garantie. C'est tout. On peut remettre ceci en cause, mais encore faut-il comprendre ce qui est dit
pour le récuser.


Bon, j'ai encore été un peu long, mais j'espère cela ne nuit pas à la clarté.


Cordialement,


Zao

Esteve Freixa i Baqué 24/11/2011 16:10



Merci à vous. Heureux si mon blog peut-être un lieu d'échanges entre lecteurs.



coline 22/11/2011 20:08


Bonsoir,


Je ne crois pas vraiment pouvoir convaincre Zao qui a l'air toutefois très courtois. Mes messages sont surtout pour les "touristes" qui se balladent de site en site en glanant des propos çà et
là. C'est comme cela que se font et se défont des idées (en tout cas, pour ce qui me concerne, j'aime énormément prendre connaissance des commentaires sur les blogs lorsque je ne sais pas quoi
penser).


Bonne soirée.

Esteve Freixa i Baqué 24/11/2011 16:07



Tout à fait d'accord sur le fait que Zao est resté parfaitement correct. Je ne disais pas ça pour lui, mais pour des dérapages que je constate souvent lorsque je jette un coup d'oeil à des
commentaires postés dans des blogs divers et variés, spécialement ceux des médias...



coline 22/11/2011 09:43


rebonjour Zao,


J'oubliais un poitn sur le rapport Accoyer.


Pour mettre en doute le bien-fondé de ce rapport, vous critiquez les motifs de son auteur.


Vous devriez réfléchir aux motifs qui sont à la base de toute l'action des psychanalystes qui critiquent en quantité toute personne mettant en cause leur légitimité. Je suis surprise, que, comme
d'habitude, on ne réfléchisse qu'à sens unique : (i) on présuppose que critiquer la psychanalyse est nécessairement motivé par des motifs inavouables et non pertinents, et en parallèle (ii) on
présuppose ques les défenseurs de la pschanalyse ne sont animés que de motifs sublimes et humanistes.

Esteve Freixa i Baqué 22/11/2011 18:55



voir ma réponse précédente...



coline 22/11/2011 09:39


Bonjour Zao.


1. Sur le ridicule


Si vous connaissez la littérature psychanalytique sur l'autisme vous savez que les propos de ces personnes ne sont nullement sortis de leur contexte comme ils le font croire, mais qu'ils
reflètent fidèlement les doctrines psychanalytiques en la matière.


Ce n'est pas Sophie Robert qui ridiculise ces psychanalystes. Ils se ridiculisent tous seuls.


2. Sur la "méchanceté" d'un journaliste


Ne vous trompez pas de combat. Un journaliste qui met à jour le ridicule d'une posture ou d'un discours fait toujours de la peine à son sujet. Le Canard enchaîné fait de la peine aux hommes
politques. Yann Barthes fait de la peine aux peoples. Quand un reporter sur France 2 se fait passer pour un pédophile pour rencontrer des pédophiles dont il utilise les propos ensuite sans les
prévenir, il leur fait de la peine.


Toute transmission d'information est vexante quand elle conduit à mettre au jour une conduite criticable. Or la conduite de ces psychanalystes EST criticable. Encore une fois : ils ne sont pas
ridiculisés par un tiers. Ils se ridiculisent tous seuls comme des grands en tenant de propos ridicules que personne ne leur a obligé à tenir.


Donc il faut choisir son combat : éviter de vexer ces personnes, ou bien parler ouvertement de la façon dont elles traitent les autistes.


Vous choisissez manifestement de préférer le combat consistant à ménager la susceptibilité de ces personnes.


Pour ma part, je préfère choisir de dénoncer leurs pratiques qui sont inacceptables.


Je suis éberluée de dire des choses aussi simples, aussi basiques.


Le fond du sujet n'est pas de savoir si on vexe untel ou untel, mais  bien de savoir si les propos et, surtout, les pratiques de untel ou untel sont acceptables.

Esteve Freixa i Baqué 22/11/2011 18:54



Merci, Coline, de reprendre le flambeau. Comme je l'ai expliqué à Zao, mon but en ouvrant ce blog n'était pas de me lancer dans des discussions polémiques: d'abord parce que je n'en ai ABSOLUMENT
PAS le temps, mais aussi parce que je les pense stériles (chacun campant sur ses positions) et parfois violentes, avec des dérapages verbaux fréquents (si je me fie à ce que je vois ailleurs).


MAIS je ne m'oppose pas à ce que des lecteurs débattent entre eux s'ils ne partagent pas mon pessimisme...



Zao 21/11/2011 23:56


Pour en venir au « Mur » et aux réactions des trois psychanalystes, on peut décemment se poser la question de ce que vous auriez fait si on avait intégré vos propos dans
un documentaire cherchant à présenter ce que vous dites comme ridicule. Je vous mets en effet au défi de réécouter les déclarations des 3 plaignants de manière objective et de démontrer qu’elles
ne sont pas pertinentes. Elles sont mêlées aux déclarations pour le moins douteuses d’autres pseudo-psychanalystes et enrobées de déclarations péremptoires disant que l’origine biologique de
l’autisme a été démontrée.


Vous enlevez tout ce qui les entoure et leurs déclarations sont pleines d’enseignements.


 


J’avance : une fois que l’on a dit que l’origine est génétique, en quoi cela met-il en cause les possibilités thérapeutiques de la psychanalyse ? Cela voudrait dire que
tant qu’on a pas trouvé une opération ou un médicament, il n’y a rien à faire ? Cette causalité n’est pour le moment pas du tout efficiente quant aux réponses à adopter.


Or, les psychanalystes, bien orientés, qui font de la clinique et se confrontent aux réalités des autistes, détectent des signes cliniques de psychose. Et cela leur permet
d’orienter leurs actions thérapeutiques à bon escient et d’être efficaces, ce qui est l’objectif.


Et les preuves de leur efficacité, elles sont publiques, il suffit de les consulter. Des publications publiques des résultats des psychanalystes, il y en a des centaines, des
milliers, plus que vous ne pouvez en analyser. Chaque cas, sans exception, fait l’objet d’une étude précise et documentée du psy, et soumis à contrôle.


 


Alors, opposer à cela la légitimité des parents qui souffrent, ce n’est intellectuellement pas très honnête. Si vous avez souffert d’un mauvais psy, vous n’avez absolument aucune
légitimité pour remettre en cause la psychanalyse ou tout autre discipline à laquelle se rattache cette personne. En l’occurrence, pour la psychanalyse, il y a plusieurs psychanalyses, et toutes
ne sont pas pertinentes. A nouveau, concernant les 3 plaignants, je vous mets au défi de réfuter leurs paroles dans ce « documentaire ». Au mieux, vous susciterez des discussions fines,
au pire vous raillerez sans discernement.


 


Je ne vois pas, dans votre blog, quelque-chose qui remette sérieusement en cause ce à quoi vous vous attaquez. Par conséquent, cela remet plutôt en cause l’accusation.


Peut-être expliciterez-vous les motifs de vos griefs.


 


Cordialement,


 


Zao


 

Esteve Freixa i Baqué 22/11/2011 01:53



Ma réponse (bien que probablement décévante à vos yeux) se trouve dans votre précédent commentaire, qui s'est trouvé tronqué (sans doute à cause de sa taille).



Zao 21/11/2011 23:55


Cher EFB,


 


Je tombe sur votre blog suite à des recherches sur le « Mur ». De clic en clic, je tombe sur votre long article sur Accoyer, le Livre noir, etc.


Ayant suivi ces épisodes, il me semble que vous ne soyez pas très éclairé sur tous ces sujets. Comme vous semblez fonder toutes vos interventions sur des prémisses similaires, il
me semblait intéressant de confronter vos déclarations.


 


Concernant Accoyer et ses motifs. Les vrais motifs de M. Accoyer, c’est qu’une personne de sa famille a eu une mauvaise expérience avec un « psy » et
 que, du fait de sa position de parlementaire, il s’est dit, de bonne foi, et soutenu par divers témoignages similaires, qu’il devait réagir et faire une proposition de
loi.


Malheureusement, ses propositions n’ont pas été très éclairées. En effet, si vous essayez de comprendre un peu de ce dont il s’agit (et cela demande beaucoup d’énergie et de
remise en cause, j’en ai fait l’expérience), vous comprendrez aisément qu’une discipline qui remet en cause les fondements psychiques de chacun ne peut pas simplement être enseignée à chacun sous
la forme d’un enseignement universitaire. En effet, apprendre une discipline qui remet en cause ses propres fondements psychiques, ne peut être apprise par un enseignement doctrinal et livresque,
sans que les étudiants n’aient remis en cause leur propre fonctionnement. Sinon, il est aisé de comprendre que les fonctionnements de chacun peuvent objecter sans recul à un enseignement qui les
remet en cause.


Ceci étant dit, Accoyer proposait que ceux qui étaient psychiatres, voire même médecin généralistes ou psychologues, soient automatiquement intégrés dans les listes des personnes
« agréées » pour des psychothérapies. Après une petite recherche, on s’aperçoit que ces trois titres ne garantissent absolument pas une quelconque compétence en matière de
« psychothérapie », ou, pour le moins, de relation à l’autre permettant d’avoir des effets bénéfiques pour le patient. Vérifiez vous-même, aucune formation à la psychothérapie autre que
livresque en médecine ou en psychologie à l’université.


La psychanalyse didactique que vous épinglez, est un élément nécessaire mais non suffisant à l’exercice de la psychothérapie (pour rester large). Rien qu’avec du bon sens, on peut
comprendre qu’on ne peut prétendre remettre en cause le psychisme de quelqu’un si on ne s’est pas mis soi-même en cause.


Alors, une formation de psychopathologie n’atteste rien de sérieux que de connaître pas trop mal quelques éléments de psychopathologie théorique. Je suis sûr que vous ne vous
mettriez vous-même pas dans les mains de quelqu’un qui a fait quelques centaines d’heures d’apprentissage universitaire…


 


Ensuite, l’Inserm. Vous semblez décrier les méthodes des JAM et autres pour que le Ministre remette en cause un rapport sur les psychothérapies. Mais vous êtes-vous posé la
question des méthodes des auteurs de ce rapport ? Si vous regardez ceci avec un peu d’objectivité, vous verrez que ce rapport est d’une partialité impressionnante. En effet, elle remet en
cause l’efficacité des psychothérapies car il n’y a pas d’articles de psychanalystes dans les revues qu’elle a étudiées. Et ces revues, comment ont-elles été sélectionnées ? Par le fait que
ces revues soient des revues « scientifiquement » approuvées, c’est-à-dire approuvées par des communautés de médecins. Or, comme je l’ai illustré plus haut, les médecins ne sont pas
formés pour ce genre de pratiques. Comment voulez-vous que leurs revues donnent un témoignage juste ?


Par ailleurs, comme on l’a vu, ces matières nécessitent d’effectuer soi-même une psychothérapie ou psychanalyse pour se remettre en cause fondamentalement avant d’intervenir sur
la vie des autres. Ceci doit bien entendu être combiné à une solide formation théorique et à une formation pratique, clinique. Ajouté à cela, sa propre pratique de praticien doit être supervisée
afin de prendre du recul sur sa pratique.


Généralement, ceci prend 15 à 20 de formation pour ceux qui sont sérieux. Vous noterez que ceci est bien plus exigent que médecine.


 


Vous voyez bien que ces formations, pour être sérieuses, sont loin de se résumer à une formation universitaire. Les associations de psy, si elles sont sérieuses, doivent donc
mettre en œuvre une méthode et un « cursus » particulier pour oser attester de la crédibilité et de la formation adéquate de leurs membres. Les associations sérieuses ont mis toute leur
énergie à trouver des procédures qui ne soient pas de la cooptation par les pairs.


Alors la proposition de M. Accoyer… Et le rapport de l’Inserm était une imposture scientifique. Le scandaleux était de le mettre sur le site du Ministère sans analyse critique,
pas de le faire enlever !


Sans caricaturer, on peut illustrer le pire de ces démonstrations dites scientifiques en disant : j’ai administré un coup de point dans le ventre à quelqu’un qui souffrait de
mal de tête et il ne s’est plus plaint de son mal de tête. On peut donc conclure de manière objective que le coup de point est un remède scientifiquement validé pour le mal de tête, avec des
résultats à très court terme. Alors comparé à une psychanalyse qui a des effets (durables !) en plusieurs semaines…


 


Je ne connaît pas les 2 autres dossiers dont vous parlez, mais il est sûr que M. Roudinesco n’a pas de légitimité pour parler de ce dont elle parle. Elle est une historienne de la
psychanalyse auto proclamée et a des démonstrations et des pratiques plutôt douteuses.


 


Pour en venir au « Mur » et aux réactions des trois psychanalystes, on peut décemment se poser la question de ce que vous auriez fait si on avait intégré vos propos dans
un documentaire cherchant à présenter ce que vous dites comme ridicule. Je vous mets en effet au défi de réécouter les déclarations des 3 plaignants de manière objective et de dé

Esteve Freixa i Baqué 22/11/2011 01:48



Cher Zao,


Merci d'avoir pris la peine de rédiger un aussi long commentaire.


En ouvrant ce blog, je me suis promis à moi-même d'en faire essentiellement un endroit où mettre en libre disposition des documents et des informations et de ne pas rentrer dans des polémiques à
travers les commentaires. Vous aurez remarqué que mes réponses sont toujours très courtes.


Je vais donc vous décévoir mais je vais m'en tenir à cette résolution.


Juste vous dire que, manifestement, nos positionnements sont très différents et que, lorsque c'est le cas, le débat est stérile.


Restons-en donc au constant de nos divergences de fond.


Bien à vous



Psychosomatix 18/11/2011 06:30



Merci (encore) pour ces sources supplémentaires, j'ai tout aussi envie de travailler le débat en profondeur pour compléter Le Mur.



Esteve Freixa i Baqué 21/11/2011 09:54



De rien. C'est le but...