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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:48

drapeau_francais.gif    Depuis quelque temps, les psychanalystes français semblent avoir quelques problèmes avec la lettre « K ». J’en veux pour preuve deux exemples récents.

 

À plusieurs reprises, sur des forums ou des commentaires sur la toile, on a pu lire des plaintes  à propos de l’utilisation, de la part des « anti », de l’expression « psykk » pour les désigner. Elle n’est pas très élégante, j’en conviens volontiers ; d’autant que je ne l’ai jamais utilisée. Mais, contrairement à ce que certains ont affirmé dans un de leurs récurrents accès de paranoïa de persécution, « psykk » (lire: psycaca) est juste une allusion (pas très fine, certes) à leur fumeux stade anal et à leur scatologique obsession pour les matières fécales de nos chers chérubins ; en aucun cas elle ne constitue une référence, même subliminaire (pour ne pas dire « subconsciente »), au tristement célèbre, infect et odieux KKK (Ku Klux Klan). Pas de quoi en faire un « kk nerveux »…   (Tarky Varso par exemple, écrit dans son blog: "La rhétorique du collectif « Soutenons le mur » se distingue par sa trivialité et son agressivité. Un exemple : les psychistes (3), quelle que soit leur orientation, -certains en effet ne sont pas freudiens-, et leurs sympathisants se voient systématiquement affublés du sobriquet psyK. C’est un des signifiants du dialecte geek, issu de la novlangue scientiste. Le K final est parfois redoublé, façon, psyK Klan, marque infâmante, implicitement rapprochée de l’acronyme KK pour Klux Klan. C’est un détail certes, mais révélateur de la haine quasi célinienne (du point de vue du style) des militants de « Soutenons le mur ». Derrière « le style », chercher les relents fanatiques…"

Plus récemment, dans une lettre ouverte adressée à Mme la Ministre Carlotti à propos du 3ème Plan Autisme par la psychiatre et psychanalyste Christine Gintz (voir le texte dans son intégralité), nous pouvons lire : « Décider de la manière dont doit être prise en charge une affection aussi méconnue que l’autisme, refuser la pluralité des soins à partir d’arguments aussi faibles est, pour moi l'expression d’une pensée totalitaire. Ayez la curiosité de vous rendre sur quelques blogs dont les auteurs se consacrent à ce sujet. Vous pourrez mesurer la violence des propos où l’on remplace le « c » par le « k » allemand pour écrire KOllectif,… »

Outre que cette madame oublie de se demander également le pourquoi d’un « O » majuscule dans la façon d’écrire « KOllectif » (mais je ne doute pas qu’elle se ravisera bientôt et proposera une interprétation, probablement -et très facilement- sexuelle à ce « trou béant ») et qu’elle ne se focalise que sur le « K », qu’elle relie à une « pensée totalitaire » via l’allemand (Goethe, entre mille autres, appréciera…), elle semble oublier que, comme l’a écrit mon ami et collègue Jacques Van Rillaer (qui, dans sa jeunesse obtint un doctorat en psychanalyse -nul n’est parfait…) et apprit l’allemand pour pouvoir lire TOUT Freud dans le texte -ce que je doute fort que notre chère madame ait fait-) :

L’allemand est la langue de Freud. Pour comprendre correctement le freudisme, il faut lire les “Gesammelte Werke” dans l’original. Traduttore, traditore. Toute traduction est trahison.

 « K » est la lettre qui symbolise le mieux la psychanalyse [à prononcer, selon le dictionnaire Robert : “psiKanaliz”]. La plupart de ses concepts fondamentaux commencent par cette lettre, c’est hautement significatif.

 Konversion, Konversionshysterie (la conversion hystérique est le point de départ de toute l’aventure de Breuer et Freud)

Katharsis (la première forme de thérapie de Breuer et Freud)

Konflikt (le conflit est à la source de toute psychopathologie)

Kompromissbildung (le symptôme est une formation de compromis entre la pulsion et la défense)

Komplex (complexe)

Kerncomplex als Œdipuskomplex (le complexe nodal est le complexe d’Œdipe)

Kastrationsangst (l’angoisse de castration ; caractérise les individus masculins)

Kastrationkomplex (le complexe de castration ; caractérise les femmes, les êtres privés de ce pénis dont elles envient la possession toute leur vie)

Kindheit (l’enfance, source de tous les complexes)

Kinderliebe (l’amour de l’enfant pour sa mère, que tout adulte cherche à retrouver)

Kinderwunsch (le désir qui remonte à l’enfance et qui explique bien des rêves)

Kompensation (concept adlérien, repris par Freud)

Krankheidsgeschichte (l’histoire de la maladie, clé de la compréhension de la maladie)

Krankheitsgewinn (bénéfice de la maladie)

Kränkung (Narzisstische —) (blessure narcissique)

Krankheitsbedürfnis (le besoin de maladie, qui explique le refus de guérir)

Klebrigkeit der Libido (la viscosité de la libido, source essentielle de la résistance à guérir)

Kultur, Kultureinschränkung (la culture, ce qui va en l’encontre des pulsions et crée le «Malaise»)

Körper (cela aussi Freud en parle : le corps est la source des pulsions)

Konstitution (si si Freud l’admet : la constitution joue dans le développement de pathologies)

Konstruktion (Freud a fini par l’admettre : les interprétations psychanalytiques sont des «constructions»)

Kranke (Freud parle toujours de «malade» ou de «névrosé», sauf pour les gens en didactique)

Komik (ce qui fait rire et dévoile le refoulé ; cf. «Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient»)

Kunst (l’art, qui est la forme sublimée des pulsions)…

Klitoris (organe dont la petit taille rend malheureuse la moitié des êtres humains)

Koitus (Freud déclare que toutes les activités sexuelles sans coït sont «perverses» et sont à proscrire pour trois raisons : «Elles sont condamnables sur le plan éthique car elles rabaissent cette chose sérieuse que sont les relations amoureuses entre deux êtres humains à un jeu agréable sans danger et sans participation de l'âme» ; elles favorisent l'homosexualité ; elles handicapent la sexualité dans le mariage : les hommes seront moins puissants, les femmes seront frigides et, finalement, maris et femmes renonceront aux rapports sexuels. In : «La morale sexuelle civilisée et la maladie nerveuse des temps modernes» (1908) Trad., La vie sexuelle, PUF, 1969, p. 43.)

***

Alors, l’usage du "K" allemand, (certes, c'est aussi le "K" de Kaiser) toujours autoritaire, chère madame ? Si c'est le K (cas), alors votre K relève à koup sûr du divan...

 

 

 

 

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Actualité
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commentaires

sylviedebiga 24/05/2013 16:18


mais c'est tres bon tout ça ! pendant que les psycacanalystes s'interrogent sur nos cas (K) ils ont moins de temps pour débiter leurs aneries...