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 Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...

 

  Aquesta plana és el "blog" de n'Esteve. Hi trobareu articles, classes, adreces, noticies, documents diversos dels que podreu disposar. En contrapartida, m'agradaria rebre'n els vostres comentaris...

 

 Esta página es el "blog" de Esteve. En ella encontrareis artículos, clases, direcciones, notícias, documentos diversos puestos a vuestra disposición. A cambio, os agradecería que me mandaseis
vuestros comentarios al respecto...

3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 15:03

drapeau_francais.gif Bref, ayant fauté une fois et sorti de mon silence, il n'y a pas de raison de ne pas récidiver.

Il y a quelques jours, à l'Université de Grenoble, Jacques Van Rillaer, bien connu des lectrices et des lecteurs de ce blog, a pronnoncé une conférence sur ce sujet, toujours très documentée, que je vous invite à LIRE ou, si vous le préférez, à VISIONNER.


 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 13:03

drapeau_francais.gif  Bon, je sais : je romps à nouveau mes bonnes résolutions de ne plus descendre dans l’arène.

 

Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire (à croire qu’ils sont pour le jour insécuritaire) organise un rassemblement le 1er novembre prochain (sûrement pour invoquer la protection de tous les saints).

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de ce collectif de choc (voir ICI). J’avais décidé de ne plus réagir à leurs constantes provocations. Mais l’annonce de ce rassemblement a eu l’effet d’une piqûre de rappel et  je me suis dit que je n’avais peut-être pas eu raison de ne pas réagir à leur texte du 18 juillet dernier. Faut pas pousser ! Dans leur haine des recommandations de la Haute Autorité de la Santé (HAS), qui sont explicitement défavorables à leurs croyances, leurs positionnements  et leurs pratiques, ils ont été jusqu’à comparer cette instance à Adolf Eichmann, grand criminel de guerre nazi jugé à Jérusalem à propos duquel la philosophe Hannah Arendt publia en 1963 un ouvrage intitulé :  Eichmann in Jerusalem : a Repport on the Banality of Evil.

Voici la citation exacte : Nous faudra-t-il rédiger dans la suite du « Eichmann, un procès à Jérusalem » un « l'HAS, un procès à Orly » ?

Nous sommes plusieurs à être outrés de ce rapprochement et à nous demander si cette comparaison ne relève-t-elle pas de la justice. En effet, n'est-ce pas un délit de comparer Eichmann et la HAS ? Faut-il se mettre à 39 pour pondre une telle logomachie délirante ?

Et si ma qualification de « logomachie délirante » vous semble exagérée, je vous invite (je vous assure que ça vaut la peine) à lire (soyez patients, leur site est long à répondre: faut croire qu'il est très encombré de visiteurs...) leur texte in extenso, dont je vous livre un autre extrait révélateur du niveau de leur « argumentaire »  :

La gestiocratie a été promue aux commandes, elle s’avance sans retenue parée de la monstruosité des experts en gestion humaine, notre vie serait prescrite, encadrée, évaluée, bref comportementalisée.

Depuis un peu plus d’un an, l’assurance de la non-alternance a libéré les contrôleurs du désir humain, les petits jouisseurs de la destruction de la vie et des rêves des hommes. Le petit nombre impliqué dans les pratiques, pas plus nombreux que ceux qui s’étaient battus contre la monstruosité asilaire, que ce soit dans le public ou dans le privé, avait non sans quelques difficultés, pu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, dans la suite du Conseil national de la résistance, construire leurs alternatives.

Extrême importance de cette possibilité qui empêchait  la grande masse de s’endormir trop tranquillement dans ses routines aliénantes.

Depuis un peu plus d'un an, la haine encore retenue par la lâcheté de la servilité des officiants textuels,  s'est sentie autorisée à coloniser tout ce qui s'était construit au nom d'une profonde implication envers l'accueil de la différence et plus largement contre tout ce qui échappait au moule d'une science et d'une morale d’État. La collusion entre les restrictions budgétaires et les recommandations de l'HAS, dans ce contexte de déficit démocratique revendiqué, donne toute son ampleur aux passages à l'acte de la horde des bureaucrates qui nous dicte nos conduites humaines.

Le temps de la promotion des médiocres, des jalousies, des rancœurs bat son plein, les techniciens de l'évaluation, de la recommandation autoritaire, peuvent faire œuvre de normalisation comme cela fut à l'acmé du totalitarisme soviétique. 

La haute autorité de santé est le centre organisateur du mouvement des troupes d'occupation qui organisent le contrôle et commencent à imposer ses interdits dans notre territoire des libertés de penser et de faire.

_________________

Sans commentaire...

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 08:22

drapeau_francais.gif  Youuuupiiii !!! J'ai réussi! Rien entre deux livraisons d'aphorismes! Je suis sur la bonne voie...

Voici celle d'automne sur la période estivale. 

LIRE 

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 22:00

drapeau_francais.gif  Voici donc la livraison de l’été avec mes sélections de ce magnifique printemps (je parle météo, pas politique…) dont nous avons joui. Et je suis très content car, petit à petit, je me rapproche de mon but : n’avoir que ça à poster. Vous remarquerez qu’entre deux livraisons d’ « aphorismes, pensées et citations »  il n’y a eu qu’un seul billet. Encore un effort et c’est bon.

Bonne lecture.

 

LIRE ICI

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:49

drapeau_francais.gif J'avais déjà posté un billet sur "la guerre des collectifs", des pétitions et des lettres aux Ministres, voire au Président de la République (voir ICI)Mais voilà que certains ne désarment pas et repartent à l’assaut dans une tentative désespérée pour défendre l’indéfendable : la poursuite des pratiques  psychanalytiques dans le domaine de l’autisme et, au passage, la perpétuation de leur gagne-pain ancestral, revendication, somme toute, bien bassement catégorielle drapée, bien entendu, derrière un discours à l’allure « humaniste », tolérant et pluraliste. Certes, tout comme l’église catholique*, qui n’a plus depuis longtemps son bras armé de l’Inquisition pour brûler tous les hérétiques et qui en est réduite à prôner l’œcuménisme pour ne pas se voir tout simplement balayée, les psychanalystes, de plus en plus contestés de toute part, après des décennies d’hégémonie absolue durant lesquelles ils ont voué aux gémonies toute approche dissidente, se sentent obligés, ne pouvant plus prétendre au monopole, de prôner « la pluridisciplinarité des pratiques » pour tenter de sauver les meubles et se faire passer pour des gens « ouverts » face aux « dogmatismes » des tenants des approches scientifiquement validées. Ce positionnement en victimes et en derniers « défenseurs de la liberté » trouve une oreille complaisante et un écho dans les milieux « de gauche », qui en sont encore à croire que la psychanalyse est progressiste el le comportementalisme une forme de fascisme (voir l’excellent papier de mon collègue JLR « Je suis de gauche et j’emmerde la psychanalyse »). Ainsi, les prises de position, les communiqués, les tribunes du « Collectif des 39 » sont régulièrement relayées par des médias, tels « Médiapart » (excellent, par ailleurs, dans la plupart des autres domaines), qui leur offrent une considérable caisse de résonnance ainsi qu’une onction de « progressisme » aux yeux des lecteurs de bonne foi qui n’y voient que du feu.

 

En voici le dernier exemple en date. (Très habilement, ils  nous accusent de jouer "la police de la pensée". Qui pourrait donc ne pas être d'accord avec eux?)

C’est pourquoi, un autre de mes potes du KO7J a décidé de leur mettre les « i » en dessous des points. Et, tout comme j’aurais pu co-signer le papier de JLR, je signe aussi des deux mains (mais dès aujourd’hui) celui de Frank Ramus, dont j’ai souvent répercuté les textes dans ce blog ICI, par exemple).


Lire le papier de Frank Ramus (ce n’est pas sûr que Médiapart le publie ; quoique…)


*J'ai déjà pointé ailleurs les similitudes entre la psychanalyse et la réligion. Voir ICI, par exemple.


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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 23:15

drapeau_francais.gif   Je n'y comprends plus rien. Non seulement il n'y a plus de saisons (la preuve: on n'a pas eu d'hiver...!!!), mais il paraît que le printemps n'est plus le 21 mais le 20 mars ! Tout fout le camp, ma brav'dame ! 

Donc, un, jour avant que prévu, voici la livraison de printemps correspondant aux phrases glanées pendant cet hiver si doux (le deuxième le plus doux depuis 1900!)

Bonne lecture!

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 14:56

drapeau_francais.gif  Une des choses que je n’ai jamais comprises est l’absence de révolte des femmes vis-à-vis de la misogynie freudienne. Et encore moins que les psychanalystes femmes aient épousé, intégré, intériorisé et perpétué cette vision machiste sans moufter le moins du monde. Et ne parlons pas de Marie Bonaparte, l’égérie de la psychanalyse française, qui, suivant la doctrine de Freud, « Grand Exciseur » symbolique, selon laquelle les femmes doivent abandonner le clitoris, simple pénis vestigial, pour se concentrer sur l’orgasme purement vaginal (donc sous la dépendance du plaisir de l’homme), se rend en Suisse pour se soumettre à une résection du clitoris, opération à laquelle elle se livrera par trois fois (voir le livre d’Alix Lemel : Les 200 clitoris de Marie Bonaparte).

Et la bienveillance souvent affichée devant cette misogynie inacceptable en avançant des arguments du type : « c’était l’époque qui voulait cela » ou encore : « il ne faut pas juger les positions de Freud avec nos conceptions actuelles », ne tient absolument pas la route, pour au moins deux raisons.

La première est qu’il existait déjà, au moment où « le débroussailleur de l’inconscient » élaborait ses affabulations (pour reprendre le terme de Michel Onfray), un courant féministe présent dans la société, porté non seulement par des femmes mais aussi par des hommes illustres (comme le philosophe anglais Jeremy Bentham ou notre Condorcet national) auquel le fondateur de la psychanalyse aurait pu adhérer.

La seconde est que si l’on considère que le machisme de Freud n’est que le reflet de l’idéologie prédominante à son époque, alors la conclusion logique est de le corriger aux vues des conceptions actuelles sur la féminité. Et donc de reconnaître que Freud, sous l’influence de son siècle, s’était tout simplement trompé. Et que ses affirmations sur la question doivent être purement et simplement abandonnées, voire répudiées. Or cela reviendrait à reconnaître que le Maître n’était pas infaillible, que son œuvre n’est pas un dogme intouchable et universel mais réformable et culturellement déterminé. Sauf que, dans ce cas, le mythe s’écroule, l’idole tombe de son piédestal, le roi est nu et il n’y a aucune raison de ne pas « réformer » tel ou tel autre concept freudien, voire son œuvre entière. Et cela aucun système fermé, basé sur le principe d’autorité, de « l’homme providentiel », de la soumission aveugle et inconditionnelle, ne peut se le permettre, sous peine de disparaître comme s’est dissoute l’URSS lorsque le réformateur Gorbatchev a lancé la glasnost et la perestroïka, comme le ferait le catholicisme si le Pape commençait à transiger avec le dogme. La psychanalyse, pas plus que le communisme (les deux grandes « religions » du XXème siècle), ne peuvent en aucun cas tolérer la moindre réforme sous peine d’effondrement irréversible.

Il existe peut-être, en y réfléchissant bien, une raison à cette absence de révolte des femmes : la méconnaissance de ce qu’a réellement dit et écrit Freud de la part du grand public, à qui on n’a donné que la version édulcorée de la doctrine psychanalytique (la légende freudienne, les « cartes postales » -pour citer Onffray à nouveau-, la Vulgata officielle -celle de Jones, son biographe autorisé, qui relève carrément de l’hagiographie-), ce que Jacques Van Rillaer appelle : « la psychanalyse populaire » en opposition à « la psychanalyse pour initiés » (voir ICI).

Pour pallier cette lacune, rien de tel que de lire Freud lui-même, dans le texte (tiré de la version française de ses œuvres complètes, aux éditions du P.U.F.), sur le sujet qui nous occupe.

LE VOICI.

Pour celles et ceux qui ne veulent pas le lire dans son intégralité (c’est dommage, car cela en vaut la peine…), voilà deux extraits particulièrement éloquents :

"Nous attribuons donc à la féminité un plus haut degré de narcissisme qui influence encore son choix d'objet, si bien qu'être aimée est pour la femme un besoin plus fort qu'aimer. A la vanité corporelle de la femme participe encore l'action de l'envie de pénis, étant donné qu'il lui faut tenir en d'autant plus haute estime ses attraits, en dédommagement tardif pour son infériorité sexuelle originelle. A la pudeur, qui passe pour une qualité féminine par excellence, mais qui est beaucoup plus affaire de convention qu'on ne pourrait le penser, nous attribuons la visée originelle de masquer la défectuosité de l'organe génital. Nous n'oublions pas qu'elle a plus tard assumé d'autres fonctions.

 On estime que les femmes ont apporté peu de contributions aux découvertes et aux inventions de l'histoire de la culture, mais peut-être ont-elles quand même inventé une technique, celle du tressage et du tissage. S'il en est ainsi, on serait tenté de deviner le motif inconscient de cette prestation. C'est la nature elle-même qui aurait fourni le modèle de cette imitation, en faisant pousser, au moment de la maturité sexuée, la toison génitale qui dissimule l'organe génital. Le pas qui restait encore à franchir consistait à faire adhérer les unes aux autres les fibres qui, sur le corps, étaient plantées dans la peau et seulement enchevêtrées les unes avec les autres. Si vous repoussez cette idée incidente comme fantastique et si vous m'imputez comme une idée fixe l'influence du défaut de pénis sur la configuration de la féminité, je suis naturellement sans défense".

 

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 "Que le facteur ancien du défaut de pénis n'ait toujours pas perdu sa force, cela se montre dans la réaction distincte de la mère à la naissance d'un fils ou d'une fille. Seul le rapport au fils apporte à la mère une satisfaction sans restriction ; c'est en fin de compte, de toutes les relations humaines, la plus parfaite, celle qui est le plus exempte d'ambivalence. Sur le fils, la mère peut transférer l'ambition qu'elle a dû réprimer chez elle, attendre de lui la satisfaction de tout ce qui lui est resté de son complexe de masculinité. Le mariage lui-même n'est pas assuré tant que la femme n'a pas réussi à faire de son mari aussi son enfant, et à agir à son égard le rôle de la mère."

"Le fait qu'il faille reconnaître à la femme peu de sens de la justice est sans doute en corrélation avec la prédominance de l'envie dans sa vie d'âme, car l'exigence de justice est une élaboration de l'envie, indiquant à quelle condition on peut se départir de celle-ci. Nous disons aussi des femmes que leurs intérêts sociaux sont plus faibles et leur capacité de sublimation pulsionnelle moindre que celle des hommes."

"Un homme dans la trentaine apparaît comme un individu juvénile, plutôt inachevé, dont nous attendons qu'il exploite de toute sa force les possibilités de développement que lui ouvre l'analyse. Mais une femme au même âge de la vie nous effraie fréquemment par sa rigidité et son immutabilité psychiques." 

« Chez la femme mûre », « entrer en analyse, et ce qu'elle peut raisonnablement attendre de l'analyse, par exemple la capacité d'exercer une profession intellectuelle, peut souvent être reconnu comme un avatar sublimé de ce souhait refoulé [« le pénis tant désiré]. » 

Et ce n'est pas tout: le père sort sa fille du lit en pleine nuit froide, ce qui explique, selon lui, les frissons des femmes hystériques, tout comme les migraines féminines sont attribuées aux réminiscences de la pression exercée par le père sur les tempes de la fillette lorsqu'il la forçait à lui administrer une fellation (d’où, ensuite, des eczémas labiaux à répétition). (Lettres à Wilhelm Fliess, lettre n) 115 du 3 janvier 1897 et n°120 du  8 février 1897 PUF, 2006,  pp. 281 et 294)  

Et je garde le meilleur pour la fin. D'après Freud, les femmes agoraphobes ne sont que des nynphomanes qui se retiennent. Textuellement:  "L’agoraphobie chez les femmes, c’est le refoulement de l’intention d’aller chercher dans la rue le premier venu."  Lettres à Wilhelm Fliess, lettre du 17 février1896, PUF, 2006, p. 277).

Alors, féministes françaises : qu’attendez-vous pour monter au front, vous qui voilà quelques décennies aviez demandé la démolition de la tour Eiffel au motif qu’elle était un odieux symbole phallique imposé à toutes les parisiennes et, au-delà, à toutes les femmes ? Voici, pour mémoire, ce qu'écrivait l'une des vôtres, Benoîte Groult, une vraie "lame" (fine, brillante, tranchante) dans son magnifique ouvrage: Ainsi soit-elle: "Freud a fait perdre cent ans à la cause des femmes" (p. 134),  " Freud regarde la femme du haut de ses testicules " (p. 136),  "Dans toute cette affaire, l'obsédé du pénis, n'est-ce pas Freud ? " (p. 201).

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Ce post est très largement redevable envers Jacques Van Rillaer.


 

 

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 14:08

drapeau_francais.gif  Après l’affaire de l’appel à dons pour rénover le mythique divan de Freud qui tombe en poussière sous le poids des lourds secrets qu’il a cumulés (et qui, je ne sais pas pourquoi, me fait penser à la souscription « populaire » auprès des militants de l’UMP pour rembourser l’amende -11 millions d’euros !- infligée à Sarkozy pour dépassement de frais de campagne -grâce, selon Le Point de Franz-Olivier Giesbert (FOG pour  les intimes, à ne pas confondre avec MOF, tout de même !), à une surfacturation de 8 millions d’euros des prestations de la société -propriété de deux copains de Jean-François Copé (JFC, à ne pas confondre avec JFK, tout de même !)- qui organise les meetings de l’UMP ; 11 millions donc de dons dont 66% (soit plus de 7 millions !) étant déductibles des impôts, constituent un manque à gagner pour le Trésor Public que les contribuables devront combler, ce qui revient à dire que c’est le contribuable qui paye les deux tiers de l’amende infligée à Sarko. Et vive les niches fiscales ! Mais je m’égare…)

 

Après l’affaire donc du divin divan (du vin, du vent) , voici maintenant (les faits datent de janvier dernier) celle des cendres. Car, en effet, on a essayé de voler l’urne qui contient non seulement celles du père de la psychanalyse, mais aussi celles de son épouse. On aura tout vu !

urne-Freud.jpg

 

Qui pourrait être à l’origine d’une telle ignominie ? Ce pauvre Woody Allen, déçu de ses 20 ans de psychanalyse et à qui ne reste plus que Lourdes comme espoir?  (de son propre aveu dans l’un de ses films).  Un lacanien fou-furieux (excusez le pléonasme) qui n’en finit pas de ne pas tuer le père ?   Un fieffé positiviste adepte des TCC, féru de DSM V et vendu aux laboratoires pharmaceutiques ? Une maman d’autiste qui n’en peut plus du « packing »,  du ventilateur et autres « thérapies avant-gardistes » ?

À moins que ce ne soit le énième coup de Sophie Robert, cette sorcière scientiste qui vient de réussir d’envouter la justice (il n’y a pas d’autre explication possible) pour que soit levée la censure sur « Le Mur », son film immonde ? Ce n’est sans doute pas par hasard (phrase fétiche des psychanalystes) si la tentative de vol (oui, oui, rassurez-vous : ce n’était qu’un acte manqué…) a eu lieu précisément la veille du verdict de la Cour d’appel de Douai. J’ai demandé à un éminent spécialiste (dont je protègerai l’anonymat contre vents et marées, en vert en contre tout), comment interpréter cet acte manqué. Voici sa réponse : « Explication freudienne classique : le Moi des voleurs voulait cet objet, mais leur surmoi les a fait échouer. Explication occultiste (que Freud -et surtout Jung- n'auraient pas désapprouvée): à l'idée que Sophie puisse gagner son procès, Freud s'est retourné dans son urne. »

La police, qui a mobilisé tous ses fins limiers pour résoudre au plus vite cette affaire d’État, n’exclut pas, pour l’instant, aucune de ces hypothèses et travaille sur toutes les pistes. Elle promet de soumettre les suspects à un interrogatoire sous hypnose (ericksonienne, cela va de soi !) afin de leur faire avouer la vérité refoulée… Je peux, d'ores et déjà, leur épargner un suspect : je jure que ce n'est pas moi !!!

 Voir la nouvelle dans Le Point


Et dans l'Obs:

Freud Profané

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:06

drapeau_esp.gif  Estoy seguro de que no se lo van a creer. Pero las cosas en la "progresista" Francia son así en pleno siglo XXI. El tratamiento de los autistas lo tienen acaparado los psicoanalistas con sus escandalosas teorias sobre la culpabilidad de las madres. Para mostrar hasta qué punto esto es cierto, una realizadora realizó una série de entrevistas con « eminentes » psicoanalistas, que, creyendose en manos de una periodista adicta a sus doctrinas (como lo es la mayor parte de la intelectualidad francesa), revelaron sin disimular sus concepciones teoricas del autismo (las de Bruno Bettelheim) y sus prácticas concretas con los autistas (no hacer nada y esperar "que surja el deseo de comunicar"). Es ezpeluznante !!!! Cuando salió el documental, los entrevistados se dieron cuenta de que el gran publico iba a sentirse escandalizado escuchando lo que habian dicho. Ellos pensaban dirigirse a gente ya convencida ; pero es evidente que si hubiesen sabido que se dirigían « al vulgo », hubiesen dicho cosas muy distintas. Total, decidieron abrir un pleito contra la realizadora acusándola de haberles engañado y, vean ustedes su influencia, ganaron el proceso en primera instancia, prohibiendo pues la difusión del documental y pidiendo una verdadera fortuna (para arruinar a la realizadora) por daños y prejuicios. Pero la periodista apeló y, en segunda instancia, acaba de ganar. El documental es pues disponible de nuevo y es ella quin pide daños y perjuicios por los 2 años y pico que no ha podido comercializarlo.

Aqui lo tienen en versión original con subtítulos en castellano. No se lo pierdan !!!

Me olvidava. Justo ayer la Comisión Europea ha condenado, por segunda vez, a Francia por su « política » respecto al autismo…

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 12:03

drapeau_francais.gif Bon, la Justice a tranché. Non, Sophie Robert n’a pas dénaturé les propos des psychanalystes pour les ridiculiser. Son honneur, sa déontologie professionnelle et son honnêteté, qui avaient été gravement entachés par le soupçon lorsque le tribunal de Lille, en première instance, avait censuré son film, se trouvent désormais rétablis, lavés, mis hors de cause. Voici les termes exacts du verdict de la Cour d’appel de Douai :

 

Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation.

Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.

Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser.

(…)

En conséquence, et faute de rapporter la preuve d’une faute à l’encontre de la réalisatrice dans l’usage qu’elle a fait, au montage, des propos tenus par M. Laurent, M. Stevens et Mme Solano-Suarez,

( …)  

Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à Sophie ROBERT et à la SARL OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS la somme de cinq mille euros (5.000€) à titre de provision à valoir sur leur préjudice, outre la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ; Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à l’association AUTISTES SANS FRONTIERES la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ;

Déboute les parties de toutes leurs autres demandes ;

Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS aux dépens de première instance et d’appel.  (Lire ICI l’arrêt dans sa totalité)

 

Les 3 psychanalystes qui ont voulu jouer aux censeurs (et, accessoirement, ruiner littéralement Sophie Robert avec des demandes pécuniaires exorbitantes -290.000€, pour être précis- afin de, comme ils l’avaient expliqué, "faire réfléchir à deux fois les journalistes avant d’écrire quelque chose") ne savaient sans doute pas que la censure finit toujours par se retourner contre ceux qui l’exercent.

Il est important de bien préciser que le montant des dommages et intérêts fixés dans le jugement ne sont que des provisions, c’est pourquoi ils sont faibles. C’est juste une provision de principe, forfaitaire, qui ouvre la voie à une nouvelle procédure qui elle fixera le montant des dommages à hauteur du préjudice économique subit par la société de production de Sophie Robert, preuves à l’appui. Il ne faudrait pas que les gens en concluent hâtivement que les juges auraient estimé que le préjudice est faible ; non, ils ont simplement dit : d’accord sur le principe, une nouvelle procédure fixera le montant définitif des dommages à hauteur du préjudice économique subi par la société de production. Et ça risque d’être une somme importante.

Bien sûr, pour ceux qui n’ont pas tous les détails de l’affaire, un doute pourra toujours subsister puisque la justice avait, dans un premier temps, donné raison aux plaignants et condamné la réalisatrice. Et on a toujours tendance à se dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Mais l’erreur judiciaire ça existe, et les procès en appel sont là pour cela ! Et l’arrêt de la Cour est contondant : elle « infirme le jugement entrepris » en première instance ! Pour mémoire, la juge qui avait condamné Sophie Robert était la même qui avait annulé un mariage au motif que la femme avait menti sur sa virginité … !!! (voir ICI)

 

Reste maintenant à voir si les 3 psychanalystes, qui lors du premier procès avaient exigé la publication, aux frais de Sophie Robert, de la décision de justice dans 3 journaux de leur choix, demanderont à ce que le nouveau verdict le soit également dans les mêmes journaux, à leurs frais cette fois-ci, ce qui serait logique, non ? En tout cas, ce serait élégant de leur part. Mais je crains fort qu'ils ne soit pas équipés pour... 

Pour l’instant, la presse ne s’est pas trop empressée d’en parler. Bien sûr, la Voix du Nord l’a fait, puisque c’est une affaire « nordiste » (voir ICI).

Rue 89 en fait aussi un compte rendu intéressant (ICI)

Le Monde aussi, sous la plume de Catherine Vincent, s’en fait écho. Mais on sent beaucoup de « réticences » de la part de la journaliste (ce qui peut s’expliquer, peut-être, par le fait que ses deux parents sont des psychanalystes). Voici son texte.

Et voici une très belle réponse de Jacques Van Rillaer, ainsi qu’un très juste commentaire de Pascal Diethelm : « Vous dites: "Une petite révolution, dans un pays où la guerre fait rage, PLUS QUE PARTOUT AILLEURS, entre tenants des approches psychanalytiques (...) et comportementalistes." (je souligne en mettant en majuscules). Il faut mettre vos pendules à l'heure car vous retardez d'une guerre. Partout ailleurs, cette "guerre" est terminée depuis longtemps : la psychanalyse y est reléguée au rang de curiosité historique. (Naturellement, j’aurais pu dire dans ce dernier mot « …à de rares exceptions … » mais cela me faisait dépasser le nombre de caractères limite.)"

Qui a dit, déjà : « La France et l’Argentine sont à la psychanalyse ce que Cuba et la Corée du Nord sont au communisme » ?

Une illustration, du même Pascal Diethelm, résume bien le futur de la psychanalyse:

image001.jpg

En tout cas, le plus important est que la censure est tombée et que Le Mur peut à nouveau être diffusé. LE VOICI (avec des sous-titres en plusieurs langues). Le Mur est donc enfin libre!!!

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Et, bien sûr, il faut désormais s’attendre à des positionnements des perdants en victimes, le tout étant de la faute du lobby scientiste, de la confrérie cognitivo-comportementale, des labos pharmaceutiques, de l’extrême droite, sans oublier la CIA et la NSA…

Vraiment, « Pourquoi tant de haine ? » vont-ils encore nous sortir…

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Et, hasard du calendrier ?, le Nouvel Obs vient de sortir cela : "Autisme: quand la psychanalyse racontait n'importe quoi". Mais tout le monde sait que l'Obs est vendu aux puissances anti-psychanalyse... Moi, ce qui me surprend, c'est l'utilisation du passé "racontait"...

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SUITE

Sur le site de l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS), une réaction rapide, de très belle facture (voir ICI), signée par Brigitte Axelrad, qui avait déjà coordonné un numéro spécial de la revue Science et Pseudo-sciences consacré à la psychanalyse sous le titre: "Psychanalyse: les dessous du divan" et que vous pouvez consulter dans son intégralité ICI.

 

Un très complet post de JLR dans Médiapart (ICI)  (ci ça marche pas, LE VOICI aussi)

 

Et vous trouverez TOUT le dossier de presse, dès le début de l'affaire et toujours mis à jour, ICI.

 

 


 

 

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Actualité
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