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 Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...

 

  Aquesta plana és el "blog" de n'Esteve. Hi trobareu articles, classes, adreces, noticies, documents diversos dels que podreu disposar. En contrapartida, m'agradaria rebre'n els vostres comentaris...

 

 Esta página es el "blog" de Esteve. En ella encontrareis artículos, clases, direcciones, notícias, documentos diversos puestos a vuestra disposición. A cambio, os agradecería que me mandaseis
vuestros comentarios al respecto...

8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 14:05

drapeau_francais.gif  Si, si! On vient juste de l'apprendre sous la plume d'un éminent junguien : « Sur la croix, le Christ devient véritablement humain. Il est parmi les siens; ceux que l’on juge inférieurs, les femmes et les voyous. C’est sur la croix que le Christ a fait sa psychanalyse.  La psychanalyse nous met en contact avec nos déviants intérieurs et notre féminité refoulée » (sic) Et dire que nous avons vécu plus de 2000 ans sans le savoir… (Pour ceux qui veulent le texte dans son intégralité, le voici).

Certains esprits, étroits et hyper rationalistes, (genre « sorcière scientiste ») vont tenter de discréditer ce fabuleux scoop en prétendant que le Christ étant mort plusieurs siècles avant que Freud n’accouche de sa doctrine, il est strictement impossible que le Fils de Dieu ait bénéficié d’un tel progrès de l’humanité. Les pauvres imbéciles qui avanceront, à ne pas en douter, tel genre de stupide pseudo-argument montreront, cela faisant, leur haut niveau d’incompétence car ils trahissent ainsi leur abyssale ignorance d’un principe universel, cher aux ’pataphysiciens, à savoir : le plagiat par anticipation. En effet, lorsque l’on accuse on auteur contemporain d’avoir plagié une œuvre ancienne, la bonne défense est d’affirmer qu’au contraire, c’est l’auteur ancien qui l’a plagié, lui, par anticipation. Imparable, n’est-ce pas ? On peut donc transposer cette logique au cas qui nous occupe et la pseudo-contradiction temporelle s’évanouit comme par enchantement.

Et mon vieux complice Van Rillaer livre ce commentaire : Dolto nous avait déjà appris que Jésus avait résolu son Œdipe. En effet, explique-t-elle, à l’âge de 12 ans, Jésus reste à Jérusalem à l’insu de ses parents, venus avec lui pour la fête de la Pâque. Après trois jours de recherche, les parents le retrouvent dans le Temple, au milieu des docteurs. Commentaire de Dolto : « Normalement, le garçon résout cette séparation d'avec sa mère vers les 5-6 ans. Je crois que Jésus a dû vivre cette castration à cet âge-là, si j'en juge par cet épisode du Temple. S'il n'avait pas résolu son Œdipe, il n'aurait pas pu vivre de cette manière cette péripétie. […] Jésus entre dans la vie adulte. C'est lui qui castre alors ses parents de leur possessivité. » (Dolto, F. & Sévérin, G., L’Évangile au risque de la psychanalyse. Tome I, Éd. universitaires, 1977, p. 35)

Ce à quoi la « sorcière scientiste », dont je vous parlais plus haut, ajoute : Jésus étant un être exceptionnel, il aura eu un Œdipe exceptionnellement tardif, ce qui n’aura eu, contrairement à tous les autres humains qui seraient devenus psychotiques pour beaucoup moins, aucun impact sur sa vie psychique.  Hop là!

Voili voilà : tout s’explique quand on y met un peu de bonne volonté…

 

 

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Actualité
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:01

drapeau_francais.gif  Avec un jour de retard (personne n'est parfait !!!) voici la livraison d'hiver (correspondant à l'automne qui vient de se terminer). Bonne lecture!

Et j'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à tous...

 

LIRE ICI

 

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Réflexions
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:53

drapeau_francais.gif  Cette année on commémore le 25ème anniversaire de la disparition de Françoise Dolto. Ce personnage extrêmement connu et populaire (en partie, grâce à ses émissions à la radio), aura régné sur la psychanalyse de l’enfance (et donc sur la pédagogie française) pendant presque un demi-siècle. Avec son air de « brave mémère sage», elle jouit encore d’une image de personne on ne peut plus raisonnable, remplie de bons sens et à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession. Elle est même passée à travers les mailles des critiques à la psychanalyse qui se sont développées ces dernières années tellement elle est parée d’un aura de sagesse et de pondération. Bref, en France, la Dolto on l’aime bien et pas touche à sa réputation. France Culture (la radio la plus pro-psychanalyse du monde...) vient encore, il y a juste quelques jours, de lui consacrer un vibrant hommage...

Or, au-delà de l’image d’Épinal d’une brave femme très humaine et maternelle, la « grand-mère idéale » (comme on dit : « le gendre idéal »), lorsque l’on s’y intéresse de près, nous apparait sous des traits bien différents.

Dolto.jpg

Déjà, sur sa page Wikipédia tout bêtement, dans la rubrique « Critiques », on peut lire ceci :

Pour Didier Pleux, docteur en psychologie du développement, psychologue clinicien comportementaliste et cognitiviste et auteur de De l'enfant roi à l'enfant tyran, il serait bon maintenant de refermer la « parenthèse » Dolto : certaines de ces idées de l'époque ne sont plus applicables et ne représentent plus la réalité de la société actuelle Aujourd'hui l'enfant n'est plus tant en danger d'être blessé par l'autoritarisme de ses parents, d'une société, que d'être affaibli par la permissivité et une « civilisation du plaisir » dans laquelle on ne saurait lui imposer de limites dès son plus jeune âge. (...) Dans le Le Livre noir de la psychanalyse, Jacques Van Rillaer tenant des thérapies cognitivo-comportementale affirme que Françoise Dolto pense à la suite de Freud que la conscience morale, en terme psychanalytique le surmoi, est moins forte chez les femmes que chez les hommes « "Le Moi des femmes est la plupart du temps plus faible que celui des hommes" et "leur Sur-Moi est rudimentaire (sauf les cas de névroses)" [...] "C'est parce qu'elle n'a pas de Sur-Moi - parce qu'elle en a moins - que la femme apparaît pleine de grâce", c'est-à-dire de présence. Remarquez comment l'enfant qui n'a pas de Sur-Moi est lui aussi plein de grâce." ». Dans le même ouvrage, Jean Cottraux, également défenseur des thérapies cognitivo-comportementale, avance que Dolto a imposé le « lacanisme » en France via ses émissions radiodiffusées.

___________________

 

Le même Didier Pleux dont il est question dans l’extrait qui précède, vient de récidiver avec un livre (préfacé par Michel Onfray) intitulé : « Dolto, la déraison pure », dont VOICI un compte rendu. Et récemment, un collègue du KO7J (Jean-Louis Racca, pour ne pas le nommer) s’est fendu d’un très chouette texte intitulé: "Françoise Dolto, au-delà de la légende", que VOICI

Mais je ne vous demande pas de me croire sur parole. Rien de plus directe que de se retourner vers les sources et de lire madame Dolto dans le texte. Un autre de mes "complices", que les lecteurs de ce blog connaissent bien, Jacques Van Rillaer (JVR pour les intimes), également cité dans le texte de Wikipédia, auteur lui aussi d'une note de lecture du livre de Pleux parue dans la revue Science et Pseudo-sciences que VOICIs’est donné par ailleurs la peine de constituer un florilège de citations textuelles qui font apparaître une Dolto très différente de celle que le grand public connaît (ou, plutôt, croit connaitre).  

À mon goût, il en manque une qui, personnellement, m’a toujours scié, scotché, bref : qu’on a peine à croire. La VOICI. Elle n’a pas été inclue dans le recueil précédent car le numéro de la revue dont elle est extraite est introuvable. Et, par prudence, puisqu’il s’agit d’une citation dont il n’avait pas l’original sous les yeux, JVR ne l’a pas reprise. Il est vrai que, trop souvent, on a eu à se plaindre de citations, reprises toujours de deuxième main, et qui se sont avérées complètement fausses : pas seulement déformées, mais carrément inventées de toutes pièces. L’exemple le plus célèbre étant une citation sur l’astrologie, attribuée à Einstein et mille fois reprise par les adeptes des pseudo-sciences, qui est un faux éhonté. La VOICI.

Pour finir, une anecdote, très parlante, qui m'a été confiée (avec autorisation de la rendre publique) par un autre de mes "camarades de combat", Jacques Bénesteau. La voici telle quelle:

Françoise DOLTO, connue pour avoir psychanalysé l'enfant E. Roudinesco avec de la pâte à modeler, fut également une experte réputée dans des matières plus solides.

Voici une histoire personnelle: Il y a une dizaine d'années j'ai eu l'occasion, sortant d'une prestation aux entretiens de Bichat, de participer à un dîner mémorable près de la Sorbonne où figuraient des notoriétés de la psychiatrie et de la psychologie française, pas toutes politiquement correctes au regard de cet esclavage mental qu'est le freudisme. En fin de repas, nous refaisions le monde en disant du mal de nos nombreux ennemis, bien sûr. Un neuropsychiatre de grande classe, le professeur Messerschmitt, prit la parole pour rapporter son souvenir des conférences de Dolto auxquelles il avait assisté. Je vous le livre l’épisode tel qu'il me revient en détails.

Le Professeur raconte ce qu’il a vu et entendu.

Madame Dolto pénètre, noblement, avec son sac à mains, devant son auditoire. La salle est pleine d'admirateurs tièdes ou avides. Devant elle, sur la paillasse qui sert de bureau, les admirateurs contemplent un petit panier placé à sa droite. Elle cause trois quarts d'heure, sur n'importe quoi (car elle parle de tout, elle est psychanalyste). Et puis elle s'interrompt brusquement sur un dernier mot. Elle dirige soudain son regard ostensiblement vers le panier, d’un air entendu, avec un mouvement de menton, puis un deuxième coup de menton appuyé vers la sébile. Silence dans la salle. Les auditeurs, serviles mais pas tous débiles, finissent par comprendre que la Dame attendait des billets dans sa cagnotte. Dès que l'argent avait coulé suffisamment dans le panier, Françoise Dolto reprenait illico son laïus. Elle s'empressait ensuite de vider la corbeille (du liquide, surtout pas de chèques) directement dans son sac à main.

 Voilà, c'était ça la grande époque du freudolatrisme.

’’Take the money and run’’ (Prends l’oseille et tire toi)

Est-ce vraiment différent aujourd'hui ?

 Jacques Bénesteau

      ________________________________________________

      Et en lisant ce qui précède, Jacques Van Rillaer me fait parvenir ce petit texte. Merci, Jacques!

> Quand ce neuropsychiatre eût fini de nous raconter son souvenir, une autre psychiatre se leva pour confirmer : oui, oui, Dolto se conduisait pareillement et s'empressait ensuite de vider la corbeille (du liquide, surtout pas des chèques) directement dans son gros sac à mains.

Pour quoi en liquide direz-vous ?
Notre bon Maître Jean-Marie de Lacan explique que ce n'est pas simplement pour échapper au fisc:

  

« le paiement en liquide favorisera un inconscient qui coule de source, et accélèrera de ce fait le processus de remaniement divinatoire de la fontaine de jouvence à l’œuvre de la vertu de capacitance à mobiliser les ressources inaliénables à l’issue favorable du dénouement souhaité du déroulement de la cure, si tant est que celle-ci puisse vraiment subvenir au manque de jouissance tant optimisé » 

(http://jyaimedesailes.wordpress.com/faq-la-psychanalyse-pour-les-nuls/)

 

Dans le même esprit à propos des chèques et du liquide, Josef Shovanec rapporte que son psychiatre refusait les chèques au prétexte que les chèques c’est ‘’l’échec’’.  
Explication de texte, toujours de JVR:
Son psychiatre voulait recevoir du papier, pas toucher directement de l'argent: formation réactionnelle à un plaisir décodé par Sigmund.
« Les analystes sont depuis longtemps d'accord pour attribuer aux pulsions instinctuelles multiples que l'on réunit sous le nom d'érotisme anal un rôle d'une importance extraordinaire et qu'on ne saurait surestimer, dans l'édification de la vie sexuelle et de l'activité psychique en général. On admet également que l'une des manifestations les plus importantes de l'érotisme transformé qui dérive de cette source se retrouve dans la manière de traiter l'argent ; car, au cours de la vie, ce précieux matériel a accaparé l'intérêt psychique qui originairement appartenait aux fèces, au produit de la zone anale. Nous nous sommes habitués à ramener l'intérêt qu'inspire l'argent, dans la mesure où il est de nature libidinale et non de nature rationnelle, au plaisir excrémentiel. »

   S. Freud, Aus der Geschichte einer infantilen Neurose (1918), G.W. XII 103. Trad. dans : Cinq psychanalyses. P.U.F., 1970, p. 378s.

 

 

 

SUITE. J'ai reçu ce courriel que je poste intégralement avec l'accord de l'auteur.

 

bonjour,

j'apprecie beaucoup votre blog. et la demolition argumentée à laquelle vous procedez des fumisteries psychanalytiques, notamment celles de Françoise Dolto. j'ai vu que vous emettiez des doutes sur l'interview de Françoise Dolto dans Que choisir en novembre 1979 parce que ce numero etait introuvable et que ça vous paraissait vraiment trop gros. Mais malheureusement ce n'est pas un faux car elle a ecrit la meme chose de façon encore plus detaillée dans un livre encore disponible en librairie sur la FNAC et AMAZON notamment et publié en 1999 chez Gallimard 
"Entretiens : L'enfant, le juge et la psychanalyste; Françoise Dolto, Andrée Ruffo.

voila quelques extraits dont vous pourrez verifier sur piece l'authenticité.

Extraits du livre: "l'enfant, le juge et la psychanalyste"; entretien entre F. Dolto et A. Ruffo; Gallimard; 1999. 
page 11 (préface): 

la juge: 
"Ce jour là, Françoise Dolto nous a parlé avec l'assurance que lui donnait sa longue expérience clinique de psychanalyste, son respect des enfants" 

page 33: 

la juge: 
"...ce que je veux dire c'est qu'il arrive souvent avec des enfants de douze, treize ans, qu'on nous dise: "Cet enfant a des troubles de comportement", parce qu'il a vécu un inceste, parce qu'il a été rejeté, parce qu'il a été méprisé. Mais moi je refuse de lui accorder la protection pour ses troubles." 

F. Dolto: 
" mais vous avez tout à fait raison parce que l'important c'est: puisqu'il a survécu, qu'est-ce qu'il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé, il tombe malade; si un être n'a pas de quoi vivre, il ne continue pas." 

page34: 

F. Dolto: 
"Si les enfants savaient que la loi interdit les privautés sensuelles entre adultes et enfants, et bien, à partir du moment où un adulte le lui demande, s'il accepte, c'est qu'il est complice, il n'a pas à se plaindre. mais il peut avoir, sans se plaindre, à dire: "mais ça m'a fait très mal.-Oui. Pourquoi t'es-tu laissé faire puisque tu savais que ce n'était pas permis..." 
A partir du moment où l'enfant est au courant, très jeune de la loi, il est complice et on peut l'aider beaucoup mieux."

la juge: 
" Je comprends très bien. A ce moment-là, on ne lui donne pas un rôle de victime." 

page 53: 

la juge: 
"Oui. Les enfants se sentent tellement coupables! C'est leur donner la permission de grandir de leur dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs parents." 
F. Dolto: 
" Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants." 

page 81:

la juge: 
"Mais quand le père nie et que la mère est complice, que la mère refuse ou est incapable de protéger son enfant, qu'il faut le retirer du milieu familial, qu'arrive t-il de cette relation avec le père ?" 

F. Dolto: 
" Ca dépend de chaque enfant, et je crois que ça dépendra de la relation maturante qu'il va rencontrer avec la famille dans laquelle il sera placé, ou avec l'éducateur avec qui il pourra parler et qui pourra justement lui faire comprendre que l'excitation dans laquelle était son père, peut-être sans l'avoir cherché, l'enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qui se passe...Il faudra leur dire très tôt...qu'ils ont un devoir de se dérober à ça pour que leurs parents restent des parents pour eux..." 

page 83: 

F. Dolto: 
"Les enfants fabulent beaucoup, oui, c'est vrai. vous voulez dire: est-ce qu'ils fabulent sur les agressions dont ils sont l'objet ?" 

la juge: 
" Oui, par exemple, un enfant dit:" Papa a fait ceci ou cela avec moi." 

F. Dolto: 
" Oui, justement, et les enfants ne pourraient plus le faire s'ils avaient été informés avant. "Et là pourquoi as-tu laissé faire puisque tu savais que tu ne devais pas, pourquoi l'as-tu laissé faire ? Ton rôle d'enfant, c'était de l'empêcher."


page 87: 
F. Dolto: 
"...les enfants doivent être avertis, prévenus, avertis de leur rôle, de leur coresponsabilité, de leur complicité: "Bien, tu savais, alors pourquoi l'as-tu fait ? Bon, maintenant tu diras à ton père ou à ton grand-père que c'est défendu, que tu m'en as parlé et que c'est fini maintenant entre vous." 

la juge: 
" Et est-ce qu'il est utile pour les enfants qu'il y ait un jugement social, que l'enfant soit déclaré victime ?" 

" Non, justement c'est très difficile parce que ça le marque pour la vie. Si ça se passe à huit-clos, entre l'enfant et les parents, c'est beaucoup mieux. C'est bien dommage ce qui s'est passé. Il faut dorénavant que ce soit terminé et que ça ne soit pas toute une histoire. Ce sont des choses qui se passent dans le cabinet du psychiatre ou du médecin qui justement le garde en secret professionnel. Il travaille avec les parents pour ce dérapage dans leur vie imaginaire. C'est toujours sous médicaments ou sous alcool que les choses se sont passées." 

page 88: 

la juge: 
Et qu'est-ce que vous faites en tant que juge pour enfants ?" 

F.Dolto: 
"On prévient l'enfant: "Ca ne recommencera pas, sans ça tu seras complice."
la juge: 
" Et le père, qu'est-ce qu'on en fait ?" 
F. Dolto: 
" Eh bien, le père on va lui dire la même chose: "Il faut que vous sachiez que quand vous êtes en état d'intoxication, vous ne savez plus ce que vous faites. Il faudra que votre enfant vous tienne dans les limites, et madame, vous aussi. Protégez votre enfant. C'est l'avenir, c'est votre descendance qui est en jeu." 
la juge: 
" Mais on va se reposer la question. Vous savez, parfois, devant nous, on a des gens qui nous racontent:" Cette fois c'est ma fille, mais moi ça a été comme ça, vous savez madame la juge. Et ma mère, elle a été aussi abusée." Et on remonte comme ça, de génération en génération." 

F.Dolto: 
" Et alors, vous n'en êtes pas morte. Pourquoi vous en faites toute une histoire ?." C'est ça qu'on pourrait leur dire. " Et pourquoi ne pas avoir prévenu votre fille ?" 

Voila, et encore une fois bravo pour votre defense de la psychologie scientifique et votre combat contre un pseudoscience qui non seulement est une fumisterie mais a fait de terribles degats...imaginez le mal qu'ont pu faire les experts "doltoiens" pendant des dizaines d'années dans les proces d'inceste parental.

au plaisir de vous lire à nouveau

François Huard

_____________________________________

 

Ce même François Huard vient de laisser un commentaire très intéréssant que je vous invite à lire. Il y joint, notamment, une vidéo que je crois doit être visionnée. La voici:

 

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=4jcqOJgkIRk

 

Et voici encore d'autres citations troublantes...


 

 


 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:51

drapeau_francais.gif  En attente (le 16 janvier sauf contre-ordre) du verdict en appel du procès sur la censure du film "Le Mur" de Sophie Robert, voilà que "la sorcière scientiste", comme l'appelle Jean-Marie de Lacan, récidive. Après avoir montré les "défaillances" de l'approche psychanalytique de l'autisme, elle nous propose, toujours en images (elle est réalisatrice, chacun son truc), un autre documentaire, intitulé: Quelque chose en plus, qui montre ce que les méthodes issues de l'ABA(*)  peuvent apporter de positif pour faire progresser les enfants atteints de ce Trouble Envahissant du Développement (TED).

(*) et non pas "la méthode ABA", comme on le lit partout et qui constitue, au mieux un racourci, au pire une erreur catégorielle car l'Applied Behavior Analysis" (ABA) n'est pas une méthode mais, comme son nom l'indique, une analyse appliquée du comportement, analyse dont découlent des méthodes pratiques d'intervention.


Accéder à Dragon Bleu TV

 

Voir également cette très pédagogique vidéo de l'association Vaincre l'autisme.

 


 


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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:55

drapeau_francais.gif Un texte intéressant, suivi d'un grand nombre de commentaires (certains volant assez bas, d'ailleurs, ce qui me conforte dans ma position de ne pas me lancer dans des polémiques sur les commentaires, toujours bienvenus, que des lecteurs laissent sur mon blog) qui m'a été signalé par un de mes colègues du KO7J.

LIRE LE TEXTE

 


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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 09:01

drapeau_francais.gif Tels les agents à la propagande de l’ex-URSS, qui manipulaient les photos et les textes au gré des exigences du moment pour réécrire sans cesse l’histoire en effaçant des personnages tombés en disgrâce, nos chevaliers blancs de la morale et l’éthique, nos défenseurs auto-proclamés des libertés individuelles (Jaques-Alain Miller -JAM pour les intimes-, le gendre de Lacan et "patron" de l’ECF -École de la Cause freudienne-) alla jusqu’à créer un « Réseau international des Amis des libertés » -excusez du peu !-) n’ont pas hésité, afin de grossir leurs troupes (réunies dans un petit amphi) lors de leurs dernières journées d’étude, à utiliser des fausses images.

Mais un de mes « compagnons de combat » (tout le mérite lui revient) s’est donné la peine de les démystifier. C’est aussi savoureux que pitoyable.  Les pauvres! Ils en sont réduits à ça! Au trucage pur et simple d'images, au photomontage grossier, à la manipulation du public, à la tromperie caractérisée, à la malhonnêteté manifeste. Bref, ils ne changeront jamais.

__

Sur YouTube, il y a une page dédiée au 43èmejournées de l'ECF. Cette page contient en en-tête un bandeau qui montre ce que tout internaute présume être une photo de l’audience lors d’une ce ces mémorables journées – une foule impressionnante se masse dans un vaste auditoire plein à craquer (plusieurs centaines de personnes, voir le millier) 

https://www.youtube.com/user/43JourneesECF .

 

Voici le bandeau en question :

 

image001 (1)

 

Cela a intrigué mon camarade et grâce à la recherche par image de Google, il a trouvé d’où provient cette photo. Il ne s’agit pas de la conférence de l’ECF. Voici l'original de la photo en question :

 

 image002.png

 

Cette photo a été prise dans la grande salle du Palais des Congrès le 20 septembre 2012 lors du match de basket entre le CSP Limoges et l’Elan Chalon.

Voir http://sportbuzzbusiness.fr/basket/olivier-spaeth-a-teste-le-match-des-champions-lnb-au-palais-des-congres-19261.

 

En ce qui concerne la photo utilisée en entête sur leur page Facebook (https://www.facebook.com/43emesJourneesEcfTraumatisme), que voici :

 

 image003

 

… ils ne sont pas gênés, ils ont simplement pris la photo de promotion du Palais des Congrès de Marseille ! Voici l'original:


image004.png

 

Et dire que ces types ont osé faire un procès à Sophie Robert, la réalisatrice du documentaire "Le Mur" (qu'ils ont gagné en première instance et dont on aura le verdict du procès en appel en janvier) protestant de  manipulation de propos et de montage malhonnête… C’est vraiment le monde à l’envers. Honte à eux ! Ils me dégoûtent. ECF signifierait désormais: "Entreprise Consciente de Fraude"?

__________________

Dès le lendemain de la parution de ce post, j'ai reçu, de la part de gens que je ne connais pas mais qui signent: "Emmental666", un "tumblr" qui me semble être une bonne suite, très drôle, à cette affaire. Je la publie ici à leur demande.


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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:58

drapeau_francais.gif  drapeau_uk.gif  Voulez-vous vous faire psychanalyser à l'oeil? Certes, c'est en anglais, mais tout le monde est censé le parler (dans ce cas, il suffit de l'écrire), is'nt it?

OUI, je commence ma psychanalyse gratuite en ligne.

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:18

drapeau_francais.gif  Beaucoup d'eau s'est écoulée sous les ponts (pratiquement 4 ans !!!) depuis que j'ai posté un billet sur le positionnement de Michel Onfray sur Freud. Depuis, son excellent bouquin est paru en provoquant une polémique d'ampleur nationale sur tous les médias. Trop de matériel pour le publier sur mon blog. Mais je ne peux m’empêcher de vous proposer une perle rare qui m’est parvenue à travers d’un certain Jean-Marie de Lacan, dont je vous ai déjà parlé et aux yeux duquel je suis "de la racaille" (sic): je vous invite donc à écouter ce discours délirant où il est beaucoup question de Juan Sebastián Elcano, de San Lucas de Barrameda (Vous ne voyez pas le rapport? Normal: je vous ai dit que c'est du délire...). Et je vous propose un jeu (gratuit, sans obligation d'achat; règlement complet sur simple demande en trois exemplaires et une enveloppe affranchie au tarif en cours) : celui qui trouvera le nombre exact de « n’est-ce pas? » que le type réussit à placer dans son discours logorrhéique, gagne une séance d’analyse gratuite chez lui (voyage et hébergement non compris). J’attends vos réponses (tirage au sort parmi les gagnants devant huissier diplômé).

CLIQUEZ ICI pour accéder au document

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 12:56

drapeau_francais.gif  Un certain JR (pas celui de « Dallas » ; quoique…) RABANEL, psychiatre et psychanalyste, nous parle d’autisme. Un bel exemple de « l’exception IN-culturelle française »… Les bras vous en tombent. Les hispaniques et anglophones, qui pourront prendre connaissance de ses propos car ils ont été sous-titrés dans ces langues, croiront à un poisson d’avril. Et pourtant non; il ne s’agit pas d’une blague, d’un canular ou d’un perfide montage de la « sorcière scientiste ».

Et on peut même se demander, s’il ose de telles énormités lorsqu’il est filmé, ce qu’il doit balancer en privé… On oscille entre la stupeur, l’indignation, la colère et la révolte.  Comme le disait un collègue du KOllectif, l'approche psychanalytique de l'autisme constitue un très grave TED (Trouble Envahissant de la Déontologie)...

Il serait temps que la France parvienne au siècle des Lumières. Car elle en est encore, malheureusement, très très loin. Hélas !

Voir la vidéo

Voir aussi la magnifique exégèse de l'indispensable Jean-Marie de Lacan.

 

drapeau_esp.gif Un tal JR (no el de "Dallas"; aunque...) RABANEL, psiquiatra y psicoanalista francés, nos habla de autismo. Un ejemplo paradigmàtico  de la "excepcion IN-cultural francesa"... Se queda uno de piedra. Los hispano-americanos y los anglofonos, que podran enterarse de lo que dice gracias a los subtitulos (utilizar la pestaña adecuada para obtenerlos: se halla abajo a la derecha, entre el reloj y el sol), pensaràn sin duda que se trata de una inocentada. Y, sin embargo, no; no se trata de una broma, de un documento falso o de un montaje.

Y uno puede incluso preguntarse, si se atreve a proferir tales enormidades sabiendo que le filman, lo que debe soltar en privado... Uno oscila entre el estupor, la indignacion, la ràbia y la revuelta. Ya iria siendo hora de que Francia llegase al siglo de las Luces. Puesto que, por desgracia, aùn se halla muy, pero que muy alejada de él.

Ver el video 

 

drapeau_uk.gif Inglish version HERE


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:09

drapeau_francais.gif  Qui ne connait pas Bernard Golse et ses prises de position sur l'autisme? Il en fait tellement que mon cher Frank Ramus, que les lecteurs de ce blog commencent à bien connaître, n'a pu s'empêcher de lui rentrer dedans (façon de parler, bien sûr!).

Voyez d'abord le texte de B. Golse.

 

Plan Autisme : la raison n’est pas au rendez-vous

Publié le 14/09/2013

 

Par le professeur Bernard Golse*


Paris, le samedi 14 septembre 2013 – Depuis la présentation au printemps dernier du troisième plan autisme par le ministre délégué aux personnes handicapées, la guerre a repris de plus belle entre ceux qui ne jurent que par les méthodes dites éducatives et ceux qui défendent l’utilité des approches psychanalytiques et psychothérapeutiques. Pour nous, le spécialiste de cette pathologie complexe, le professeur Bernard Golse revient sur cette occasion ratée pour le gouvernement de proposer un regard rénové et apaisé.

L’autisme a été déclaré grande cause nationale en 2012, et cela n’a rien donné de bon. Différents enjeux, politiques (l’année 2012 était une année d’élection présidentielle), commerciaux (certaines méthodes éducatives préfèrent bien sûr se vendre à une famille sur 150 plutôt qu’à une famille sur 3 ou 5000) et journalistiques (apparition d’une logique compassionnelle envahissante) ont fait de cette année 2012 une authentique catastrophe à l’égard de la psychanalyse (dans l’autisme, mais pas seulement), à l’égard du soin psychique et plus largement à l’égard des sciences humaines.

Nous attendions beaucoup de ce troisième plan autisme, en espérant qu’il jouerait comme le signal d’un retour à la raison, et à la possibilité de faire travailler ensemble les différents professionnels, d’horizons variés, qui se consacrent sans relâche à la prise en charge des enfants autistes, et ceci depuis longtemps.

Le retour à la raison n’a, hélas, pas eu lieu !

Un vrai-faux changement

En allant présenter mon livre paru en janvier chez Odile Jacob (« Mon combat pour les enfants autistes », Paris, 2013) à différents interlocuteurs politiques et administratifs, j’avais pourtant eu la faiblesse de croire que le vent avait tourné, et que c’en était enfin fini des clivages interprofessionnels stériles et nuisibles qui ne font que redoubler, en miroir, les clivages sensoriels et autres, propres aux enfants autistes eux-mêmes.

Il faut croire que dans ce domaine particulier de l’autisme, le changement n’était pas pour maintenant...

Si on ne mélange pas dans le même sac tous les troubles envahissants du développement (typiques, atypiques et non spécifiés), l’autisme infantile, au sens de L. Kanner (1946), demeure une pathologie relativement rare, et la confusion ou la régression nosologiques ne peuvent que desservir les enfants et gêner les recherches qui ont besoin de se faire sur des groupes d’enfants les plus homogènes possible.

Des fonds supplémentaires, mais rien de nouveau sur le fond

Le gouvernement semble malheureusement avoir cédé aux imprécations des associations de parents les plus dures et les plus intransigeantes vis-à-vis du soin psychique.

C’est dommage, une occasion précieuse d’apaisement des conflits a ainsi été gâchée. Certes, ce troisième plan tant attendu, va voir une augmentation des crédits alloués à la question de l’autisme infantile (121 millions d’euros pour le premier plan, 187 pour le deuxième, et 205 pour celui-ci), mais ces dépenses (d’ailleurs dérisoires à l’échelle des problèmes posés) risquent d’être sans effet aucun. En effet, rien n’est dit de la causalité multifactorielle (et non pas seulement neurodéveloppementale) de l’autisme infantile (de nature génétique et épigénétique), rien n’est dit du traitement multidimensionnel obligé qui découle tout naturellement de cette causalité complexe, et parce que la place des psychothérapies (je ne dis même pas de la « psychanalyse ») ne se trouve pas une seule fois évoquée tout au long de ce rapport linéaire, fastidieux et finalement extrêmement plat, même si l’on tient compte des efforts consentis pour rendre plus applicable la loi de 2005 sur la scolarisation.

Les enfants autistes méritaient, et méritent mieux !

A l’heure ou un dialogue entre neurosciences et psychopathologie devient enfin possible autour des problématiques de l’accès à l’intersubjectivité et de la polysensorialité, c’était le moment ou jamais de produire un troisième plan fondé sur le respect et la tolérance.

Même les méthodes éducatives ont leurs limites !

Même en Amérique du Nord, les professionnels commencent à se défier du tout éducatif qui ne peut être qu’une impasse, au même titre que le tout-rééducatif ou le tout-psychothérapique.

Tous les jours, des parents viennent nous trouver en nous disant leurs déceptions face aux méthodes éducatives employées de manière forcenée et exclusive.

Quel gouvernement aura la force de ne pas céder aux séductions électorales, de résister à la tentation de choisir et d’imposer des modes de prise en charge des enfants autistes en s’en tenant à veiller à ce que les parents aient le choix partout en France des méthodes dont ils veulent faire bénéficier leur enfant (ce qui était pourtant la mission première des Centres Ressources Autisme créés par Simone Weil), et de s’en tenir à des acquis scientifiques sans plier l’échine devant certains lobbying associatifs ?

Nous avions espéré que ce serait ce gouvernement là.

Il nous faudra attendre encore, mais les enfants autistes, eux, ne peuvent pas attendre, et n’en peuvent plus d’attendre que les adultes deviennent raisonnables.


*Pédopsychiatre-Psychanalyste (Membre de l’Association Psychanalytique de France) / Chef du   service de Pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker-Enfants Malades (Paris)  / Professeur de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université René Descartes (Paris 5). 

 


Pr Bernard GOLSE
Service de Pédopsychiatrie
Hôpital Necker-Enfants Malades
149 rue de Sèvres, 75015 Paris-Fr
Courriel : bernard.golse@nck.aphp.fr

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Puis, la réponse de F. Ramus.

Et la contribution irremplaçable de Jean-Marie de Lacan.


 

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Published by Esteve Freixa i Baqué - dans Articles "invités"
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