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Il s'agit d'une deuxième SUITE au recueil d'aphorismes, de pensées,de citations, sur des sujets aussi divers que variés, aussi graves que légers,
profonds que superficiels, constitué au gré de mes lectures et qui, à un titre ou un autre, ont retenu mon attention et que j'avais publié sur ce même blog. Peut-être que certains vous parleront
à vous aussi.
Excellente nouvelle ! Quelqu’un ( et pas n’importe qui, je vous prie de me croire !) qui n’appartient pas du tout au monde des TCC -même pas au monde de la psycho-,
vient, avec beaucoup de courage, de publier ce fracassant aveu : « Quand j’ai fait mes études de philosophie à l’université de Caen, j’ai assisté pendant deux années à un
enseignement de psychanalyse au cours duquel on m’a enseigné les rudiments de la discipline. (…) Professeur de philosophie pendant vingt ans dans un lycée, j’ai enseigné consciencieusement ce
corpus (acquis dans l’institution universitaire) car Freud est un penseur du bac de philo, un auteur canonique, le grand mamamouchi, avec Nietzsche et Marx, d’une modernité qu’il ne vient à
l’idée de personne de nier. Soucieux de préparer mon prochain cours à l’université populaire de Caen, je me suis enquis de la documentation des anti-freudiens et des adversaires de la
psychanalyse afin de prendre connaissance de leur dossier. Et, patatras, leur plaidoirie est tellement convaincante qu’il me faut consentir à une révision totale… »
Je connaissais de nom (merci encore, Claire !) ce professeur de philo qui avait déjà à mes yeux
deux « bons points » : d’une part, il avait osé démissionner de l’Éducation Nationale pour créer l’Université Populaire de Caen (UPC) et, d’autre part, il avait publié un
Traité d’athéologie (dont j’avais inclus quelques extraits dans la troisième livraison -en préparation- des « aphorismes, pensées, citations » que je poste régulièrement dans
ce blog). Mais je n’imaginais pas qu’il allait réaliser un tel cheminement, qui témoigne d’une honnêteté intellectuelle exemplaire et, hélas, bien trop rare pour ne pas être saluée avec
enthousiasme. J’espère que le fort prestige dont il jouit et la grande audience dont il bénéficie (ses cours à l’UPC sont retransmis sur France Culture -l’une des radios les plus
« Freudolâtres » de France ; il va y avoir de l’ambiance…-) feront évoluer les « mentalités » de nos concitoyens. Et, cette fois, il sera difficile aux freudiens de choc
(je pense à JAM ou à Elisabeth Roudinesco) d’essayer de s’en tirer en le taxant (au choix) d’antisémite, scientiste, droitier, anglo-saxon, comportementaliste et autres noms
d’oiseau.
Je publie donc, avec son accord, deux chroniques récentes parues dans Siné Hebdo et une
interview dans un « Hors série » du journal Le Point. L’une des chroniques était illustrée par un dessin de Bertz dans lequel un patient, allongé dans le divan dit :
« ça y est, je vois clair, vous êtes une pourriture de charlatan et un fieffé escroc ! ». Et le psychanalyste,
imperturbable, de répondre : « Bingo ! Mes théories sont justes : la connaissance s’acquiert sur le divan »
El lenguaje constituye un elemento capital para comprender la vision del mundo que predominaba en la cultura que lo desarrolla. Con la ventaja de que, aun cuando
dicha concepcion del mundo ha sido ya abandonada, sustuituida por otra màs reciente, los vocablos generados por la antigua manera de entender las cosas perduran y siguen siendo usados en el
seno de una cultura que ya no adiere a las concepciones en voga en el momento de su elaboracion. Puede decirse pues que han perdido su sentido etimologico y que la gente los usa en su nueva
accepcion, sin ser conscientes de su significado original. Asi, por ejemplo, el ateo màs ateo de la tierra no ve contradiccion alguna en utilizar la frase “la fisica estudia los objetos
inanimados, la biologia los seres animados” pues no cae en la cuenta que “animado” y “desanimado” contienen el vocablo “anima”, del latin anima/animae, que significa, sencillamente,
alma. Su frase, en el sentido literal, quiere decir: “la fisica estudia los objetos sin alma, la biologia los seres con alma”, lo cual es el colmo para un ateo “como Dios
manda”...Podriamos aducir centenares de ejemplos de este tipo: la palabra melancolia viene del griego (melas kholê ) que significa “humor negro" (o bilis negra) y
que hace referencia a la teoria de los 4 humores (o de las 4 bilis); el vocablo “quintaesencia” es propio de la teoria alquimista de los 4 elementos (o 4 esencias), a saber: tierra, aire, agua i
fuego, a las cuales hay que añadir una « quinta esencia », la màs importante
(el flogisto de los alquimistas). Dichas expresiones son aun corrientes en nuestro lenguaje a pesar de que ya nadie crea en dichas teorias. Pero no vamos a alargarnos inutilmente, sino que
vamos rapidamente a centrarnos en el caso que nos interesa: el de los adverbios terminados en “mente”.
François Tonneau, l’un de mes anciens étudiants lillois (de qui j'apprennais déjà beaucoup à l'époque ...) , est devenu le seul français présent
dans le carré international des béhavioristes de premier ordre. Il côtoie, sans complexes, les « grands » de la discipline. Après un passage aux USA et de longues années dans le Centre
d ‘Etudes et de Recherches sur le Comportement de l’université de Guadalajara, créé et animé par Emilio Ribes Iñesta (que les
assidus de ce blog connaissent bien), qui a su attirer les meilleurs cerveaux latino-américains en comportementalisme, Tonneau vient de regagner « la vieille Europe » pour s’installer
au Portugal, dans une autre excellente équipe internationale. Je publie quelques-unes de ses dernières contributions épistémologiques (en anglais),
très pointues, pour les courageux. Ces articles sont également disponibles gratuitement sur le site de Behavior and Philosophy (ex-Behaviorism) dont voici l’adresse:
Il s'agit d'un vieux papier (que mes étudiants connaissent bien) et que je croyais avoir posté parmi les premiers (merci, Matthieu, de m'avoir
fait remarquer qu'il était manquant) dans lequel j'essayais de délimiter, aussi clairement que possible, la frontière entre la physiologie et la psychologie, en montrant que, sans
tomber dans le réductionnisme biologique, la psychologie béhavioriste est une discipline scientifique à part entière, autonome, et possédant son propre niveau d'analyse, différent à la fois de
celui des neurosciences et de celui des sciences sociales ou des spéculations philosophiques. J'en profitais pour discuter également du fameux concept de "boite noire", systématiquement accolé,
comme une tare rédhibitoire, au béhaviorisme. Cet article peut être complété avec profit par la lecture de ma Préface à: "Introduction
aux neurosciences comportementales", de Christine Descamps et Jean-Claude Darcheville.
J’ai reçu il y a quelques jours un courriel d’une
mère d’enfant autiste qui avait entendu parler de ma tentative (avortée) d’ouvrir à Amiens un Master de Clinique Cognitive et Comportementale. Je vous joins quelques extraits de nos
échanges:
Je n'avais pas vu l'article sur votre blog (c'est une de vos étudiantes sur un forum qui m'a parlé de vous). Mais je suis allée sur votre blog et c'est assez
désespérant de voir comment l'arbitraire prime sur la raison.Je vous envoie l'étude que j'avais faite (et envoyée à la présidence de l'Université d'Amiens, qui ne m'a pas répondu).
Mais que faut-il pour les convaincre si tous les arguments que vous avez déployés ne les ont pas convaincus ?
Chère Madame,
J'ai lu avec attention et intérêt votre document et je l'ai beaucoup apprécié. Dommage que je ne l'ai pas eu en main à l'époque, cela aurait fait une pièce de plus à mon argumentaire.
Mais, "rassurez"-vous: comme vous l'avez à présent sans doute compris, cela n'aurait servi à rien. (…) Il n'y a rien de pire que l'ignorance et l'obscurantisme, sans oublier l'omni-puissance
idéologique de cette imposture qu'on appelle la psychanalyse. J'aimerais beaucoup publier votre document dans mon blog. M'y autorisez-vous? Comme ça, il serait plus largement diffusé.
Dans l'attente de votre réponse,
Bien à vous
_________________________________________________
Je serais ravie que vous publiiez mon étude sur votre blog. Ce serait en effet un relais de communication très utile.
J'avais déjà "convoqué" Cavanna dans ce blog, mais sur un tout autre sujet ( Ni Dieu ni maître, par Cavanna ).
Voici une autre de ses diatribes, cette fois-ci contre l'homéopathie, que j'ai beaucoup aimée (merci, Claire, de me l'avoir faite découvrir ). Ceux qui me "pratiquent" reconnaîtront même la comparaison avec Lourdes que j'emploie souvent. Se pourrait-il qu'il me l'ait
"piquée"?
Malheureuserment, si je sais qu'elle parut dans Libé un 13 novembre, j'en ignore l'année (pourtant, Claire, dans mes cours j'explique bien comment il faut référencier un document pour
pouvoir le citer en bibliographie.. ).Tout ce que l'on sait ce qu'on
était sous le gouvernement Raffarin. Raffarin, cela vous dit quelque chose? "The yes needs the no..."
Il s'agit d'une première (il y en aura d'autres)
SUITE au recueil d'aphorismes, de pensées,de citations, sur des sujets aussi divers que variés, aussi graves que
légers, profonds que superficiels, constitué au gré de mes lectures et qui, à un titre ou un autre, ont retenu mon attention et que j'avais publié sur ce même blog. Peut-être que certains vous
parleront à vous aussi. lire les citations
Il
s'agit encore d'un de ces articles que des générations de "mes" étudiants ont travaillé en séminaire. Skinner s'explique sur ce qu'il reproche au cognitivisme (dont il dira même plus tard qu'il
est à la psychologie ce que le créationisme est au darwinisme). Lire également, sur la question Le "J'accuse" de Skinner sur ce
même blog.
En 1973 , époque où la plus grande partie de l’Amérique Latine (avec la bénédiction, voire le soutien actif des États-Unis) croulait sous des
régimes dictatoriaux contre lesquels se débattaient un grand nombre de guérillas, J.G.Holland publia un petit article dont le titre était (je traduis) : « Les principes du
comportementalisme seront-ils utiles aux révolutionnaires ? » (ce qui constitue, en soi, un magnifique démenti à ces accusations récurrentes de complicité entre béhaviorisme et ordre
établi, voire nazisme, auxquelles l’excellent Walden 3, de Rubén Ardila, posté dans ce même blog, tordait
également le cou de façon magistrale quelques années plus tard). L’article que nous postons aujourd’hui pourrait s’intituler : « Les principes du comportementalisme seront-ils utiles
aux écologistes ? » et Skinner lui-même, dont non seulement l’œuvre est très portée sur l’écologie (mais si, mais si ! il suffit de lire le chapitre sur la question dans le recueil
de citations posté dans ce même « blog ») mais qui, personnellement (comme en témoigne
de longues années de correspondance épistolaire que nous avons entretenue jusqu’à sa mort) en avait fait un enjeu primordial de et pour notre culture) ne l’aurait pas désavoué. Son auteur, Gonthier-Werren (que les habitués de ce blog connaissent déjà), béhavioriste ET écologiste convaincu
et militant (ou vice-versa, ou réciproque, où à l’inverse) réussit, sur un exemple concret (1)
(1) de ce que, dans notre jargon, on appelle : « le principe de Premack »
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