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 Ce site est le "blog" d'EFB. Vous y trouverez des articles, des cours, des liens, des nouvelles, des documents divers mis à votre disposition. En échange, je suis preneur de vos commentaires...

 

  Aquesta plana és el "blog" de n'Esteve. Hi trobareu articles, classes, adreces, noticies, documents diversos dels que podreu disposar. En contrapartida, m'agradaria rebre'n els vostres comentaris...

 

 Esta página es el "blog" de Esteve. En ella encontrareis artículos, clases, direcciones, notícias, documentos diversos puestos a vuestra disposición. A cambio, os agradecería que me mandaseis
vuestros comentarios al respecto...

14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 14:55

Et oui, toute religion a ses apostâtes. J’ai souvent défendu l’idée que la psychanalyse est une religion (en fait, une secte ; mais on sait qu’une religion n’est rien d’autre qu’une secte qui a triomphé…). Rien de plus normal donc qu’elle ait ses convertis, ses adeptes, ses prêtes, ses vestales (suivez mon regard…) ses prélats, ses schismes, ses chapelles et, pour couronner le tout, même ses « renégats ».

Toute personne qui a été élevée dans une croyance ou conviction forte, qu’elle soit d’ordre religieux ou politique, surtout si elle est majoritaire, et qui en exerçant un louable et très courageux sens critique est parvenue à s’en défaire (je pense aussi bien aux anciens croyants qu’aux anciens communistes) sait à quel point il est difficile et coûteux (dans tous les sens du terme) de rompre avec son passé, de reconnaître qu’on s’est (qu’on a été) trompé, de se désolidariser de ceux qui furent, parfois longtemps durant, de fidèles coreligionnaires ou de très chers camarades.

C’est pourquoi je tiens à saluer l’honnêteté intellectuelle et la force morale de ceux qui y sont parvenus.

Dans la vidéo vers laquelle je vous remets,Sophie Robert (la réalisatrice du film Le Mur qui fit tant de bruit et dont nous nous sommes amplement fait écho dans ce blog) interviewe un philosophe (Mikkel Borch-Jacobsen) et trois anciens psychanalystes (Jacques Van Rillaer (bien connu des lecteurs de ce blog), Jean-Pierre Ledru et Stuart Schneiderman). Ensemble, ils évoquent leur attrait pour la psychanalyse et les circonstances de leur déconversion d’un mouvement qu’ils n’hésitent pas aujourd’hui à qualifier de sectaire.

Partageant leur expérience, ils parlent de « lavage de cerveau » « dépendance à l’analyste » etc. Une déconstruction méthodique faite avec flegme et humour, en parfaite connaissance de cause.

Cette émission devrait contribuer à un débat d’idées sain et salutaire au sujet de la psychanalyse et de son influence en France.

VOICI LE LIEN POUR Y ACCÉDER

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 14:54

drapeau_francais.gif 

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/0/1003/566/1024/578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Elisabeth%20Roudinesco_0.jpg

Élisabeth Roudinesco après la remise du prix Décembre pour son essai « Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre », publié aux éditions du Seuil.

 

Élisabeth Roudinesco n’est pas une inconnue pour les lecteurs de ce blog. A plusieurs reprises, elle en a fait « la une ». Voir, par exemple ICI et aussi ICI)

 

Voici qu’elle récidive avec une nouvelle biographie de Freud dans un livre qui vient de remporter un important prix (du moins, de par son montant en espèces sonnantes et trébuchantes : 30.000 €, ce qui en fait le prix littéraire le mieux doté de France, excusez du peu!) décerné par un jury où les psychanalystes de toutes tendances y sont plus que surreprésentés (ce qui en relativise un peu la portée, tout de même). Voir l'article dans Marianne à ce propos.

 

Comme le dit Michel Onfray dans une interview que je vous recommande de lire en sa totalité (voir ICI) « Élisabeth Roudinesco qui écrit sur Freud, c’est comme Georges Marchais écrivant sur l’URSS »

Et voilà que mon vieux complice Jacques Van Rillaer, fin analyste des propos de Mme. Roudinesco (voir ICI et aussi ICI), récidive lui aussi en nous livrant un très brillant compte rendu de lecture de son livre, à lire ABSOLUMENT!  LE VOICI.

En vous souhaitant bonne lecture…

PS. Mon pote Jean-Louis Racca, dont j'ai déjà publié, entre d'autres choses, son excellent "Je suis de gauche et j'emmerde la psychanalyse", vient de poster aussi un billet sur la question dans Médiapart. Et il lui a donné un titre dont je suis presque jaloux, tellement il est bien trouvé: "Quand Sigmund fraude, Roudine escroque?" Joli, n'est-ce pas?

_____________________________________

DERNIERE MINUTE: Tout comme il y a une super-coupe de foot pour départager le champion de la Ligue et le vainqueur de la Coupe;  tout comme les différentes Miss nationales concourrent au titre de Miss Monde (voire Miss Univers), je viens d'apprendre qu'on décerne aussi un super-prix parmi les principaux prix littéraires de l'année. Et vous savez qui a raflé la mise cette année? Et ben oui! Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est arrivé.

(lu dans Le Point.fr dans sa mise à jour du19/12/14) Le prix des prix littéraires est un ovni. Une récompense sans dotation ni cérémonie qui, chaque automne depuis quatre ans, couronne un roman parmi les huit principaux prix littéraires de la rentrée. Cette année, c'est la grande prêtresse de la psychanalyse, Élisabeth Roudinesco, prix Décembre, qui l'emporte, haut la main, comme nous l'explique Pierre Leroy, fondateur du prix, tête pensante du groupe Lagardère, bibliophile et grand collectionneur de Sade : "Au premier tour, tout le monde avait inscrit le nom de Roudinesco parmi les trois favoris." Problème, Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre,l e livre de Roudinesco, n'est pas un roman, mais une biographie.

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE DU POINT (et les commentaires)

LIRE aussi l'article dans le cercle psy et, surtout, l'excellent commentaire à fa fin de Jacques Van Rillaer   

      DERNIERE MINUTE: Et voilà que cette pauvre Mme Roudinesco devient la cible ... des psychanalystes (enfin, d'une de leurs chapelles). A leurs yeux, elle est plus dangereuse que Le livre noir de la psychanalyse, Michel Onfray et les TCC réunis. Jouissif. A lire absolument! 

SUITE... Vous trouverez ici une autre excellente analyse critique du livre de Mme.Roudinesco par  Eric Coulombe et Serge Larrivée.

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 13:03

drapeau_francais.gif  Bon, je sais : je romps à nouveau mes bonnes résolutions de ne plus descendre dans l’arène.

 

Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire (à croire qu’ils sont pour le jour insécuritaire) organise un rassemblement le 1er novembre prochain (sûrement pour invoquer la protection de tous les saints).

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de ce collectif de choc (voir ICI). J’avais décidé de ne plus réagir à leurs constantes provocations. Mais l’annonce de ce rassemblement a eu l’effet d’une piqûre de rappel et  je me suis dit que je n’avais peut-être pas eu raison de ne pas réagir à leur texte du 18 juillet dernier. Faut pas pousser ! Dans leur haine des recommandations de la Haute Autorité de la Santé (HAS), qui sont explicitement défavorables à leurs croyances, leurs positionnements  et leurs pratiques, ils ont été jusqu’à comparer cette instance à Adolf Eichmann, grand criminel de guerre nazi jugé à Jérusalem à propos duquel la philosophe Hannah Arendt publia en 1963 un ouvrage intitulé :  Eichmann in Jerusalem : a Repport on the Banality of Evil.

Voici la citation exacte : Nous faudra-t-il rédiger dans la suite du « Eichmann, un procès à Jérusalem » un « l'HAS, un procès à Orly » ?

Nous sommes plusieurs à être outrés de ce rapprochement et à nous demander si cette comparaison ne relève-t-elle pas de la justice. En effet, n'est-ce pas un délit de comparer Eichmann et la HAS ? Faut-il se mettre à 39 pour pondre une telle logomachie délirante ?

Et si ma qualification de « logomachie délirante » vous semble exagérée, je vous invite (je vous assure que ça vaut la peine) à lire (soyez patients, leur site est long à répondre: faut croire qu'il est très encombré de visiteurs...) leur texte in extenso, dont je vous livre un autre extrait révélateur du niveau de leur « argumentaire »  :

La gestiocratie a été promue aux commandes, elle s’avance sans retenue parée de la monstruosité des experts en gestion humaine, notre vie serait prescrite, encadrée, évaluée, bref comportementalisée.

Depuis un peu plus d’un an, l’assurance de la non-alternance a libéré les contrôleurs du désir humain, les petits jouisseurs de la destruction de la vie et des rêves des hommes. Le petit nombre impliqué dans les pratiques, pas plus nombreux que ceux qui s’étaient battus contre la monstruosité asilaire, que ce soit dans le public ou dans le privé, avait non sans quelques difficultés, pu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, dans la suite du Conseil national de la résistance, construire leurs alternatives.

Extrême importance de cette possibilité qui empêchait  la grande masse de s’endormir trop tranquillement dans ses routines aliénantes.

Depuis un peu plus d'un an, la haine encore retenue par la lâcheté de la servilité des officiants textuels,  s'est sentie autorisée à coloniser tout ce qui s'était construit au nom d'une profonde implication envers l'accueil de la différence et plus largement contre tout ce qui échappait au moule d'une science et d'une morale d’État. La collusion entre les restrictions budgétaires et les recommandations de l'HAS, dans ce contexte de déficit démocratique revendiqué, donne toute son ampleur aux passages à l'acte de la horde des bureaucrates qui nous dicte nos conduites humaines.

Le temps de la promotion des médiocres, des jalousies, des rancœurs bat son plein, les techniciens de l'évaluation, de la recommandation autoritaire, peuvent faire œuvre de normalisation comme cela fut à l'acmé du totalitarisme soviétique. 

La haute autorité de santé est le centre organisateur du mouvement des troupes d'occupation qui organisent le contrôle et commencent à imposer ses interdits dans notre territoire des libertés de penser et de faire.

_________________

Sans commentaire...

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:49

drapeau_francais.gif J'avais déjà posté un billet sur "la guerre des collectifs", des pétitions et des lettres aux Ministres, voire au Président de la République (voir ICI)Mais voilà que certains ne désarment pas et repartent à l’assaut dans une tentative désespérée pour défendre l’indéfendable : la poursuite des pratiques  psychanalytiques dans le domaine de l’autisme et, au passage, la perpétuation de leur gagne-pain ancestral, revendication, somme toute, bien bassement catégorielle drapée, bien entendu, derrière un discours à l’allure « humaniste », tolérant et pluraliste. Certes, tout comme l’église catholique*, qui n’a plus depuis longtemps son bras armé de l’Inquisition pour brûler tous les hérétiques et qui en est réduite à prôner l’œcuménisme pour ne pas se voir tout simplement balayée, les psychanalystes, de plus en plus contestés de toute part, après des décennies d’hégémonie absolue durant lesquelles ils ont voué aux gémonies toute approche dissidente, se sentent obligés, ne pouvant plus prétendre au monopole, de prôner « la pluridisciplinarité des pratiques » pour tenter de sauver les meubles et se faire passer pour des gens « ouverts » face aux « dogmatismes » des tenants des approches scientifiquement validées. Ce positionnement en victimes et en derniers « défenseurs de la liberté » trouve une oreille complaisante et un écho dans les milieux « de gauche », qui en sont encore à croire que la psychanalyse est progressiste el le comportementalisme une forme de fascisme (voir l’excellent papier de mon collègue JLR « Je suis de gauche et j’emmerde la psychanalyse »). Ainsi, les prises de position, les communiqués, les tribunes du « Collectif des 39 » sont régulièrement relayées par des médias, tels « Médiapart » (excellent, par ailleurs, dans la plupart des autres domaines), qui leur offrent une considérable caisse de résonnance ainsi qu’une onction de « progressisme » aux yeux des lecteurs de bonne foi qui n’y voient que du feu.

 

En voici le dernier exemple en date. (Très habilement, ils  nous accusent de jouer "la police de la pensée". Qui pourrait donc ne pas être d'accord avec eux?)

C’est pourquoi, un autre de mes potes du KO7J a décidé de leur mettre les « i » en dessous des points. Et, tout comme j’aurais pu co-signer le papier de JLR, je signe aussi des deux mains (mais dès aujourd’hui) celui de Frank Ramus, dont j’ai souvent répercuté les textes dans ce blog ICI, par exemple).


Lire le papier de Frank Ramus (ce n’est pas sûr que Médiapart le publie ; quoique…)


*J'ai déjà pointé ailleurs les similitudes entre la psychanalyse et la réligion. Voir ICI, par exemple.


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 14:08

drapeau_francais.gif  Après l’affaire de l’appel à dons pour rénover le mythique divan de Freud qui tombe en poussière sous le poids des lourds secrets qu’il a cumulés (et qui, je ne sais pas pourquoi, me fait penser à la souscription « populaire » auprès des militants de l’UMP pour rembourser l’amende -11 millions d’euros !- infligée à Sarkozy pour dépassement de frais de campagne -grâce, selon Le Point de Franz-Olivier Giesbert (FOG pour  les intimes, à ne pas confondre avec MOF, tout de même !), à une surfacturation de 8 millions d’euros des prestations de la société -propriété de deux copains de Jean-François Copé (JFC, à ne pas confondre avec JFK, tout de même !)- qui organise les meetings de l’UMP ; 11 millions donc de dons dont 66% (soit plus de 7 millions !) étant déductibles des impôts, constituent un manque à gagner pour le Trésor Public que les contribuables devront combler, ce qui revient à dire que c’est le contribuable qui paye les deux tiers de l’amende infligée à Sarko. Et vive les niches fiscales ! Mais je m’égare…)

 

Après l’affaire donc du divin divan (du vin, du vent) , voici maintenant (les faits datent de janvier dernier) celle des cendres. Car, en effet, on a essayé de voler l’urne qui contient non seulement celles du père de la psychanalyse, mais aussi celles de son épouse. On aura tout vu !

urne-Freud.jpg

 

Qui pourrait être à l’origine d’une telle ignominie ? Ce pauvre Woody Allen, déçu de ses 20 ans de psychanalyse et à qui ne reste plus que Lourdes comme espoir?  (de son propre aveu dans l’un de ses films).  Un lacanien fou-furieux (excusez le pléonasme) qui n’en finit pas de ne pas tuer le père ?   Un fieffé positiviste adepte des TCC, féru de DSM V et vendu aux laboratoires pharmaceutiques ? Une maman d’autiste qui n’en peut plus du « packing »,  du ventilateur et autres « thérapies avant-gardistes » ?

À moins que ce ne soit le énième coup de Sophie Robert, cette sorcière scientiste qui vient de réussir d’envouter la justice (il n’y a pas d’autre explication possible) pour que soit levée la censure sur « Le Mur », son film immonde ? Ce n’est sans doute pas par hasard (phrase fétiche des psychanalystes) si la tentative de vol (oui, oui, rassurez-vous : ce n’était qu’un acte manqué…) a eu lieu précisément la veille du verdict de la Cour d’appel de Douai. J’ai demandé à un éminent spécialiste (dont je protègerai l’anonymat contre vents et marées, en vert en contre tout), comment interpréter cet acte manqué. Voici sa réponse : « Explication freudienne classique : le Moi des voleurs voulait cet objet, mais leur surmoi les a fait échouer. Explication occultiste (que Freud -et surtout Jung- n'auraient pas désapprouvée): à l'idée que Sophie puisse gagner son procès, Freud s'est retourné dans son urne. »

La police, qui a mobilisé tous ses fins limiers pour résoudre au plus vite cette affaire d’État, n’exclut pas, pour l’instant, aucune de ces hypothèses et travaille sur toutes les pistes. Elle promet de soumettre les suspects à un interrogatoire sous hypnose (ericksonienne, cela va de soi !) afin de leur faire avouer la vérité refoulée… Je peux, d'ores et déjà, leur épargner un suspect : je jure que ce n'est pas moi !!!

 Voir la nouvelle dans Le Point


Et dans l'Obs:

Freud Profané

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:06

drapeau_esp.gif  Estoy seguro de que no se lo van a creer. Pero las cosas en la "progresista" Francia son así en pleno siglo XXI. El tratamiento de los autistas lo tienen acaparado los psicoanalistas con sus escandalosas teorias sobre la culpabilidad de las madres. Para mostrar hasta qué punto esto es cierto, una realizadora realizó una série de entrevistas con « eminentes » psicoanalistas, que, creyendose en manos de una periodista adicta a sus doctrinas (como lo es la mayor parte de la intelectualidad francesa), revelaron sin disimular sus concepciones teoricas del autismo (las de Bruno Bettelheim) y sus prácticas concretas con los autistas (no hacer nada y esperar "que surja el deseo de comunicar"). Es ezpeluznante !!!! Cuando salió el documental, los entrevistados se dieron cuenta de que el gran publico iba a sentirse escandalizado escuchando lo que habian dicho. Ellos pensaban dirigirse a gente ya convencida ; pero es evidente que si hubiesen sabido que se dirigían « al vulgo », hubiesen dicho cosas muy distintas. Total, decidieron abrir un pleito contra la realizadora acusándola de haberles engañado y, vean ustedes su influencia, ganaron el proceso en primera instancia, prohibiendo pues la difusión del documental y pidiendo una verdadera fortuna (para arruinar a la realizadora) por daños y prejuicios. Pero la periodista apeló y, en segunda instancia, acaba de ganar. El documental es pues disponible de nuevo y es ella quin pide daños y perjuicios por los 2 años y pico que no ha podido comercializarlo.

Aqui lo tienen en versión original con subtítulos en castellano. No se lo pierdan !!!

Me olvidava. Justo ayer la Comisión Europea ha condenado, por segunda vez, a Francia por su « política » respecto al autismo…

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 12:03

drapeau_francais.gif Bon, la Justice a tranché. Non, Sophie Robert n’a pas dénaturé les propos des psychanalystes pour les ridiculiser. Son honneur, sa déontologie professionnelle et son honnêteté, qui avaient été gravement entachés par le soupçon lorsque le tribunal de Lille, en première instance, avait censuré son film, se trouvent désormais rétablis, lavés, mis hors de cause. Voici les termes exacts du verdict de la Cour d’appel de Douai :

 

Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation.

Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.

Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser.

(…)

En conséquence, et faute de rapporter la preuve d’une faute à l’encontre de la réalisatrice dans l’usage qu’elle a fait, au montage, des propos tenus par M. Laurent, M. Stevens et Mme Solano-Suarez,

( …)  

Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à Sophie ROBERT et à la SARL OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS la somme de cinq mille euros (5.000€) à titre de provision à valoir sur leur préjudice, outre la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ; Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à l’association AUTISTES SANS FRONTIERES la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ;

Déboute les parties de toutes leurs autres demandes ;

Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS aux dépens de première instance et d’appel.  (Lire ICI l’arrêt dans sa totalité)

 

Les 3 psychanalystes qui ont voulu jouer aux censeurs (et, accessoirement, ruiner littéralement Sophie Robert avec des demandes pécuniaires exorbitantes -290.000€, pour être précis- afin de, comme ils l’avaient expliqué, "faire réfléchir à deux fois les journalistes avant d’écrire quelque chose") ne savaient sans doute pas que la censure finit toujours par se retourner contre ceux qui l’exercent.

Il est important de bien préciser que le montant des dommages et intérêts fixés dans le jugement ne sont que des provisions, c’est pourquoi ils sont faibles. C’est juste une provision de principe, forfaitaire, qui ouvre la voie à une nouvelle procédure qui elle fixera le montant des dommages à hauteur du préjudice économique subit par la société de production de Sophie Robert, preuves à l’appui. Il ne faudrait pas que les gens en concluent hâtivement que les juges auraient estimé que le préjudice est faible ; non, ils ont simplement dit : d’accord sur le principe, une nouvelle procédure fixera le montant définitif des dommages à hauteur du préjudice économique subi par la société de production. Et ça risque d’être une somme importante.

Bien sûr, pour ceux qui n’ont pas tous les détails de l’affaire, un doute pourra toujours subsister puisque la justice avait, dans un premier temps, donné raison aux plaignants et condamné la réalisatrice. Et on a toujours tendance à se dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Mais l’erreur judiciaire ça existe, et les procès en appel sont là pour cela ! Et l’arrêt de la Cour est contondant : elle « infirme le jugement entrepris » en première instance ! Pour mémoire, la juge qui avait condamné Sophie Robert était la même qui avait annulé un mariage au motif que la femme avait menti sur sa virginité … !!! (voir ICI)

 

Reste maintenant à voir si les 3 psychanalystes, qui lors du premier procès avaient exigé la publication, aux frais de Sophie Robert, de la décision de justice dans 3 journaux de leur choix, demanderont à ce que le nouveau verdict le soit également dans les mêmes journaux, à leurs frais cette fois-ci, ce qui serait logique, non ? En tout cas, ce serait élégant de leur part. Mais je crains fort qu'ils ne soit pas équipés pour... 

Pour l’instant, la presse ne s’est pas trop empressée d’en parler. Bien sûr, la Voix du Nord l’a fait, puisque c’est une affaire « nordiste » (voir ICI).

Rue 89 en fait aussi un compte rendu intéressant (ICI)

Le Monde aussi, sous la plume de Catherine Vincent, s’en fait écho. Mais on sent beaucoup de « réticences » de la part de la journaliste (ce qui peut s’expliquer, peut-être, par le fait que ses deux parents sont des psychanalystes). Voici son texte.

Et voici une très belle réponse de Jacques Van Rillaer, ainsi qu’un très juste commentaire de Pascal Diethelm : « Vous dites: "Une petite révolution, dans un pays où la guerre fait rage, PLUS QUE PARTOUT AILLEURS, entre tenants des approches psychanalytiques (...) et comportementalistes." (je souligne en mettant en majuscules). Il faut mettre vos pendules à l'heure car vous retardez d'une guerre. Partout ailleurs, cette "guerre" est terminée depuis longtemps : la psychanalyse y est reléguée au rang de curiosité historique. (Naturellement, j’aurais pu dire dans ce dernier mot « …à de rares exceptions … » mais cela me faisait dépasser le nombre de caractères limite.)"

Qui a dit, déjà : « La France et l’Argentine sont à la psychanalyse ce que Cuba et la Corée du Nord sont au communisme » ?

Une illustration, du même Pascal Diethelm, résume bien le futur de la psychanalyse:

image001.jpg

En tout cas, le plus important est que la censure est tombée et que Le Mur peut à nouveau être diffusé. LE VOICI (avec des sous-titres en plusieurs langues). Le Mur est donc enfin libre!!!

 iadjfbgh.png

Et, bien sûr, il faut désormais s’attendre à des positionnements des perdants en victimes, le tout étant de la faute du lobby scientiste, de la confrérie cognitivo-comportementale, des labos pharmaceutiques, de l’extrême droite, sans oublier la CIA et la NSA…

Vraiment, « Pourquoi tant de haine ? » vont-ils encore nous sortir…

__________________________

Et, hasard du calendrier ?, le Nouvel Obs vient de sortir cela : "Autisme: quand la psychanalyse racontait n'importe quoi". Mais tout le monde sait que l'Obs est vendu aux puissances anti-psychanalyse... Moi, ce qui me surprend, c'est l'utilisation du passé "racontait"...

FR.Statue.Prague.jpg

 

SUITE

Sur le site de l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS), une réaction rapide, de très belle facture (voir ICI), signée par Brigitte Axelrad, qui avait déjà coordonné un numéro spécial de la revue Science et Pseudo-sciences consacré à la psychanalyse sous le titre: "Psychanalyse: les dessous du divan" et que vous pouvez consulter dans son intégralité ICI.

 

Un très complet post de JLR dans Médiapart (ICI)  (ci ça marche pas, LE VOICI aussi)

 

Et vous trouverez TOUT le dossier de presse, dès le début de l'affaire et toujours mis à jour, ICI.

 

 


 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 17:43

drapeau_francais.gif  A première vue, quoi de plus répressif, de plus emprisonnant, de plus séparateur, opprimant, clivant, isolant, enfermant, anti-liberté qu’un mur, (qu’il soit à Berlin ou à Gaza) ? Quoi de plus ouvert, libérateur, oxygénant, fraternel, partagé, permissif, fédérateur, libérateur d’énergies (et de synergies) qu’un ciel ouvert ? Y a pas photo : le mur c’est moche, le ciel ouvert est beau ; le mur est mal, le ciel ouvert est bien.

Rien d’étonnant donc que « le Mur » soit aussi le titre du documentaire de Sophie Robert sur l’autisme (pour l’instant toujours censuré par la justice à la demande de trois psychanalystes, verdict du jugement en appel le 16 janvier), tandis que « À ciel ouvert » (sorti le 8 janvier) soit le titre d’un film tout à la gloire de l’approche psychanalytique sur la question. Toujours pas de photo. Il suffit de voir la multitude de critiques béates d’admiration parues dans presque tous les médias (à titre d’exemple, voici celle de l’Obs -qui est pourtant mon « hebdomadaire de chevet »…-)

Sauf que les choses ne se résument pas aux apparences. Le mur dont parle Sophie Robert est bien le mur de la psychanalyse, qui en France n’est toujours pas tombé, et qui empêche les traitements vraiment appropriés et efficaces (comme l’a reconnu la HAS et comme préconisé par le 3ème plan autisme) d’avoir droit de cité dans notre pays.

La preuve : les associations de parents autistes se mobilisent à nouveau. En voici un exemple concret.

Le mur et à ciel ouvert, deux poids deux mesures ?

Comme le dit Jacques Van Rillaer: On peut se demander si les lacaniens qui sévissent au Courtil comprennent les enfants, voire même se comprennent eux-mêmes.  Voici en tout cas leur credo, pour que chacun puisse se faire une idée :

« Il y a un traitement possible de l’autisme et de la schizophrénie. Le dernier enseignement de Lacan s'ouvre, dans la pratique, sur un traitement de la jouissance autre que le père, sur un traitement par l’objet, par le maniement de la lettre et le dialogue comme sortie de l'autisme. […] La clinique de l’autisme est certes à distinguer de la clinique de la schizophrénie et de celle de la paranoïa mais elle fait partie intégrante de la clinique différentielle des psychoses. Elle est incluse dans la forclusion généralisée, point ultime où tout le symbolique est réel, où la jouissance est entièrement localisée dans le signifiant S1 qui le véhicule. »  (http://www.courtil.be/feuillets/F29.html)

 


 


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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 14:05

drapeau_francais.gif  Si, si! On vient juste de l'apprendre sous la plume d'un éminent junguien : « Sur la croix, le Christ devient véritablement humain. Il est parmi les siens; ceux que l’on juge inférieurs, les femmes et les voyous. C’est sur la croix que le Christ a fait sa psychanalyse.  La psychanalyse nous met en contact avec nos déviants intérieurs et notre féminité refoulée » (sic) Et dire que nous avons vécu plus de 2000 ans sans le savoir… (Pour ceux qui veulent le texte dans son intégralité, le voici).

Certains esprits, étroits et hyper rationalistes, (genre « sorcière scientiste ») vont tenter de discréditer ce fabuleux scoop en prétendant que le Christ étant mort plusieurs siècles avant que Freud n’accouche de sa doctrine, il est strictement impossible que le Fils de Dieu ait bénéficié d’un tel progrès de l’humanité. Les pauvres imbéciles qui avanceront, à ne pas en douter, tel genre de stupide pseudo-argument montreront, cela faisant, leur haut niveau d’incompétence car ils trahissent ainsi leur abyssale ignorance d’un principe universel, cher aux ’pataphysiciens, à savoir : le plagiat par anticipation. En effet, lorsque l’on accuse on auteur contemporain d’avoir plagié une œuvre ancienne, la bonne défense est d’affirmer qu’au contraire, c’est l’auteur ancien qui l’a plagié, lui, par anticipation. Imparable, n’est-ce pas ? On peut donc transposer cette logique au cas qui nous occupe et la pseudo-contradiction temporelle s’évanouit comme par enchantement.

Et mon vieux complice Van Rillaer livre ce commentaire : Dolto nous avait déjà appris que Jésus avait résolu son Œdipe. En effet, explique-t-elle, à l’âge de 12 ans, Jésus reste à Jérusalem à l’insu de ses parents, venus avec lui pour la fête de la Pâque. Après trois jours de recherche, les parents le retrouvent dans le Temple, au milieu des docteurs. Commentaire de Dolto : « Normalement, le garçon résout cette séparation d'avec sa mère vers les 5-6 ans. Je crois que Jésus a dû vivre cette castration à cet âge-là, si j'en juge par cet épisode du Temple. S'il n'avait pas résolu son Œdipe, il n'aurait pas pu vivre de cette manière cette péripétie. […] Jésus entre dans la vie adulte. C'est lui qui castre alors ses parents de leur possessivité. » (Dolto, F. & Sévérin, G., L’Évangile au risque de la psychanalyse. Tome I, Éd. universitaires, 1977, p. 35)

Ce à quoi la « sorcière scientiste », dont je vous parlais plus haut, ajoute : Jésus étant un être exceptionnel, il aura eu un Œdipe exceptionnellement tardif, ce qui n’aura eu, contrairement à tous les autres humains qui seraient devenus psychotiques pour beaucoup moins, aucun impact sur sa vie psychique.  Hop là!

Voili voilà : tout s’explique quand on y met un peu de bonne volonté…

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:53

drapeau_francais.gif  Cette année on commémore le 25ème anniversaire de la disparition de Françoise Dolto. Ce personnage extrêmement connu et populaire (en partie, grâce à ses émissions à la radio), aura régné sur la psychanalyse de l’enfance (et donc sur la pédagogie française) pendant presque un demi-siècle. Avec son air de « brave mémère sage», elle jouit encore d’une image de personne on ne peut plus raisonnable, remplie de bons sens et à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession. Elle est même passée à travers les mailles des critiques à la psychanalyse qui se sont développées ces dernières années tellement elle est parée d’un aura de sagesse et de pondération. Bref, en France, la Dolto on l’aime bien et pas touche à sa réputation. France Culture (la radio la plus pro-psychanalyse du monde...) vient encore, il y a juste quelques jours, de lui consacrer un vibrant hommage...

Or, au-delà de l’image d’Épinal d’une brave femme très humaine et maternelle, la « grand-mère idéale » (comme on dit : « le gendre idéal »), lorsque l’on s’y intéresse de près, nous apparait sous des traits bien différents.

Dolto.jpg

Déjà, sur sa page Wikipédia tout bêtement, dans la rubrique « Critiques », on peut lire ceci :

Pour Didier Pleux, docteur en psychologie du développement, psychologue clinicien comportementaliste et cognitiviste et auteur de De l'enfant roi à l'enfant tyran, il serait bon maintenant de refermer la « parenthèse » Dolto : certaines de ces idées de l'époque ne sont plus applicables et ne représentent plus la réalité de la société actuelle Aujourd'hui l'enfant n'est plus tant en danger d'être blessé par l'autoritarisme de ses parents, d'une société, que d'être affaibli par la permissivité et une « civilisation du plaisir » dans laquelle on ne saurait lui imposer de limites dès son plus jeune âge. (...) Dans le Le Livre noir de la psychanalyse, Jacques Van Rillaer tenant des thérapies cognitivo-comportementale affirme que Françoise Dolto pense à la suite de Freud que la conscience morale, en terme psychanalytique le surmoi, est moins forte chez les femmes que chez les hommes « "Le Moi des femmes est la plupart du temps plus faible que celui des hommes" et "leur Sur-Moi est rudimentaire (sauf les cas de névroses)" [...] "C'est parce qu'elle n'a pas de Sur-Moi - parce qu'elle en a moins - que la femme apparaît pleine de grâce", c'est-à-dire de présence. Remarquez comment l'enfant qui n'a pas de Sur-Moi est lui aussi plein de grâce." ». Dans le même ouvrage, Jean Cottraux, également défenseur des thérapies cognitivo-comportementale, avance que Dolto a imposé le « lacanisme » en France via ses émissions radiodiffusées.

___________________

 

Le même Didier Pleux dont il est question dans l’extrait qui précède, vient de récidiver avec un livre (préfacé par Michel Onfray) intitulé : « Dolto, la déraison pure », dont VOICI un compte rendu. Et récemment, un collègue du KO7J (Jean-Louis Racca, pour ne pas le nommer) s’est fendu d’un très chouette texte intitulé: "Françoise Dolto, au-delà de la légende", que VOICI

Mais je ne vous demande pas de me croire sur parole. Rien de plus directe que de se retourner vers les sources et de lire madame Dolto dans le texte. Un autre de mes "complices", que les lecteurs de ce blog connaissent bien, Jacques Van Rillaer (JVR pour les intimes), également cité dans le texte de Wikipédia, auteur lui aussi d'une note de lecture du livre de Pleux parue dans la revue Science et Pseudo-sciences que VOICIs’est donné par ailleurs la peine de constituer un florilège de citations textuelles qui font apparaître une Dolto très différente de celle que le grand public connaît (ou, plutôt, croit connaitre).  

À mon goût, il en manque une qui, personnellement, m’a toujours scié, scotché, bref : qu’on a peine à croire. La VOICI. Elle n’a pas été inclue dans le recueil précédent car le numéro de la revue dont elle est extraite est introuvable. Et, par prudence, puisqu’il s’agit d’une citation dont il n’avait pas l’original sous les yeux, JVR ne l’a pas reprise. Il est vrai que, trop souvent, on a eu à se plaindre de citations, reprises toujours de deuxième main, et qui se sont avérées complètement fausses : pas seulement déformées, mais carrément inventées de toutes pièces. L’exemple le plus célèbre étant une citation sur l’astrologie, attribuée à Einstein et mille fois reprise par les adeptes des pseudo-sciences, qui est un faux éhonté. La VOICI.

Pour finir, une anecdote, très parlante, qui m'a été confiée (avec autorisation de la rendre publique) par un autre de mes "camarades de combat", Jacques Bénesteau. La voici telle quelle:

Françoise DOLTO, connue pour avoir psychanalysé l'enfant E. Roudinesco avec de la pâte à modeler, fut également une experte réputée dans des matières plus solides.

Voici une histoire personnelle: Il y a une dizaine d'années j'ai eu l'occasion, sortant d'une prestation aux entretiens de Bichat, de participer à un dîner mémorable près de la Sorbonne où figuraient des notoriétés de la psychiatrie et de la psychologie française, pas toutes politiquement correctes au regard de cet esclavage mental qu'est le freudisme. En fin de repas, nous refaisions le monde en disant du mal de nos nombreux ennemis, bien sûr. Un neuropsychiatre de grande classe, le professeur Messerschmitt, prit la parole pour rapporter son souvenir des conférences de Dolto auxquelles il avait assisté. Je vous le livre l’épisode tel qu'il me revient en détails.

Le Professeur raconte ce qu’il a vu et entendu.

Madame Dolto pénètre, noblement, avec son sac à mains, devant son auditoire. La salle est pleine d'admirateurs tièdes ou avides. Devant elle, sur la paillasse qui sert de bureau, les admirateurs contemplent un petit panier placé à sa droite. Elle cause trois quarts d'heure, sur n'importe quoi (car elle parle de tout, elle est psychanalyste). Et puis elle s'interrompt brusquement sur un dernier mot. Elle dirige soudain son regard ostensiblement vers le panier, d’un air entendu, avec un mouvement de menton, puis un deuxième coup de menton appuyé vers la sébile. Silence dans la salle. Les auditeurs, serviles mais pas tous débiles, finissent par comprendre que la Dame attendait des billets dans sa cagnotte. Dès que l'argent avait coulé suffisamment dans le panier, Françoise Dolto reprenait illico son laïus. Elle s'empressait ensuite de vider la corbeille (du liquide, surtout pas de chèques) directement dans son sac à main.

 Voilà, c'était ça la grande époque du freudolatrisme.

’’Take the money and run’’ (Prends l’oseille et tire toi)

Est-ce vraiment différent aujourd'hui ?

 Jacques Bénesteau

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      Et en lisant ce qui précède, Jacques Van Rillaer me fait parvenir ce petit texte. Merci, Jacques!

> Quand ce neuropsychiatre eût fini de nous raconter son souvenir, une autre psychiatre se leva pour confirmer : oui, oui, Dolto se conduisait pareillement et s'empressait ensuite de vider la corbeille (du liquide, surtout pas des chèques) directement dans son gros sac à mains.

Pour quoi en liquide direz-vous ?
Notre bon Maître Jean-Marie de Lacan explique que ce n'est pas simplement pour échapper au fisc:

  

« le paiement en liquide favorisera un inconscient qui coule de source, et accélèrera de ce fait le processus de remaniement divinatoire de la fontaine de jouvence à l’œuvre de la vertu de capacitance à mobiliser les ressources inaliénables à l’issue favorable du dénouement souhaité du déroulement de la cure, si tant est que celle-ci puisse vraiment subvenir au manque de jouissance tant optimisé » 

(http://jyaimedesailes.wordpress.com/faq-la-psychanalyse-pour-les-nuls/)

 

Dans le même esprit à propos des chèques et du liquide, Josef Shovanec rapporte que son psychiatre refusait les chèques au prétexte que les chèques c’est ‘’l’échec’’.  
Explication de texte, toujours de JVR:
Son psychiatre voulait recevoir du papier, pas toucher directement de l'argent: formation réactionnelle à un plaisir décodé par Sigmund.
« Les analystes sont depuis longtemps d'accord pour attribuer aux pulsions instinctuelles multiples que l'on réunit sous le nom d'érotisme anal un rôle d'une importance extraordinaire et qu'on ne saurait surestimer, dans l'édification de la vie sexuelle et de l'activité psychique en général. On admet également que l'une des manifestations les plus importantes de l'érotisme transformé qui dérive de cette source se retrouve dans la manière de traiter l'argent ; car, au cours de la vie, ce précieux matériel a accaparé l'intérêt psychique qui originairement appartenait aux fèces, au produit de la zone anale. Nous nous sommes habitués à ramener l'intérêt qu'inspire l'argent, dans la mesure où il est de nature libidinale et non de nature rationnelle, au plaisir excrémentiel. »

   S. Freud, Aus der Geschichte einer infantilen Neurose (1918), G.W. XII 103. Trad. dans : Cinq psychanalyses. P.U.F., 1970, p. 378s.

 

 

 

SUITE. J'ai reçu ce courriel que je poste intégralement avec l'accord de l'auteur.

 

bonjour,

j'apprecie beaucoup votre blog. et la demolition argumentée à laquelle vous procedez des fumisteries psychanalytiques, notamment celles de Françoise Dolto. j'ai vu que vous emettiez des doutes sur l'interview de Françoise Dolto dans Que choisir en novembre 1979 parce que ce numero etait introuvable et que ça vous paraissait vraiment trop gros. Mais malheureusement ce n'est pas un faux car elle a ecrit la meme chose de façon encore plus detaillée dans un livre encore disponible en librairie sur la FNAC et AMAZON notamment et publié en 1999 chez Gallimard 
"Entretiens : L'enfant, le juge et la psychanalyste; Françoise Dolto, Andrée Ruffo.

voila quelques extraits dont vous pourrez verifier sur piece l'authenticité.

Extraits du livre: "l'enfant, le juge et la psychanalyste"; entretien entre F. Dolto et A. Ruffo; Gallimard; 1999. 
page 11 (préface): 

la juge: 
"Ce jour là, Françoise Dolto nous a parlé avec l'assurance que lui donnait sa longue expérience clinique de psychanalyste, son respect des enfants" 

page 33: 

la juge: 
"...ce que je veux dire c'est qu'il arrive souvent avec des enfants de douze, treize ans, qu'on nous dise: "Cet enfant a des troubles de comportement", parce qu'il a vécu un inceste, parce qu'il a été rejeté, parce qu'il a été méprisé. Mais moi je refuse de lui accorder la protection pour ses troubles." 

F. Dolto: 
" mais vous avez tout à fait raison parce que l'important c'est: puisqu'il a survécu, qu'est-ce qu'il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé, il tombe malade; si un être n'a pas de quoi vivre, il ne continue pas." 

page34: 

F. Dolto: 
"Si les enfants savaient que la loi interdit les privautés sensuelles entre adultes et enfants, et bien, à partir du moment où un adulte le lui demande, s'il accepte, c'est qu'il est complice, il n'a pas à se plaindre. mais il peut avoir, sans se plaindre, à dire: "mais ça m'a fait très mal.-Oui. Pourquoi t'es-tu laissé faire puisque tu savais que ce n'était pas permis..." 
A partir du moment où l'enfant est au courant, très jeune de la loi, il est complice et on peut l'aider beaucoup mieux."

la juge: 
" Je comprends très bien. A ce moment-là, on ne lui donne pas un rôle de victime." 

page 53: 

la juge: 
"Oui. Les enfants se sentent tellement coupables! C'est leur donner la permission de grandir de leur dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs parents." 
F. Dolto: 
" Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants." 

page 81:

la juge: 
"Mais quand le père nie et que la mère est complice, que la mère refuse ou est incapable de protéger son enfant, qu'il faut le retirer du milieu familial, qu'arrive t-il de cette relation avec le père ?" 

F. Dolto: 
" Ca dépend de chaque enfant, et je crois que ça dépendra de la relation maturante qu'il va rencontrer avec la famille dans laquelle il sera placé, ou avec l'éducateur avec qui il pourra parler et qui pourra justement lui faire comprendre que l'excitation dans laquelle était son père, peut-être sans l'avoir cherché, l'enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qui se passe...Il faudra leur dire très tôt...qu'ils ont un devoir de se dérober à ça pour que leurs parents restent des parents pour eux..." 

page 83: 

F. Dolto: 
"Les enfants fabulent beaucoup, oui, c'est vrai. vous voulez dire: est-ce qu'ils fabulent sur les agressions dont ils sont l'objet ?" 

la juge: 
" Oui, par exemple, un enfant dit:" Papa a fait ceci ou cela avec moi." 

F. Dolto: 
" Oui, justement, et les enfants ne pourraient plus le faire s'ils avaient été informés avant. "Et là pourquoi as-tu laissé faire puisque tu savais que tu ne devais pas, pourquoi l'as-tu laissé faire ? Ton rôle d'enfant, c'était de l'empêcher."


page 87: 
F. Dolto: 
"...les enfants doivent être avertis, prévenus, avertis de leur rôle, de leur coresponsabilité, de leur complicité: "Bien, tu savais, alors pourquoi l'as-tu fait ? Bon, maintenant tu diras à ton père ou à ton grand-père que c'est défendu, que tu m'en as parlé et que c'est fini maintenant entre vous." 

la juge: 
" Et est-ce qu'il est utile pour les enfants qu'il y ait un jugement social, que l'enfant soit déclaré victime ?" 

" Non, justement c'est très difficile parce que ça le marque pour la vie. Si ça se passe à huit-clos, entre l'enfant et les parents, c'est beaucoup mieux. C'est bien dommage ce qui s'est passé. Il faut dorénavant que ce soit terminé et que ça ne soit pas toute une histoire. Ce sont des choses qui se passent dans le cabinet du psychiatre ou du médecin qui justement le garde en secret professionnel. Il travaille avec les parents pour ce dérapage dans leur vie imaginaire. C'est toujours sous médicaments ou sous alcool que les choses se sont passées." 

page 88: 

la juge: 
Et qu'est-ce que vous faites en tant que juge pour enfants ?" 

F.Dolto: 
"On prévient l'enfant: "Ca ne recommencera pas, sans ça tu seras complice."
la juge: 
" Et le père, qu'est-ce qu'on en fait ?" 
F. Dolto: 
" Eh bien, le père on va lui dire la même chose: "Il faut que vous sachiez que quand vous êtes en état d'intoxication, vous ne savez plus ce que vous faites. Il faudra que votre enfant vous tienne dans les limites, et madame, vous aussi. Protégez votre enfant. C'est l'avenir, c'est votre descendance qui est en jeu." 
la juge: 
" Mais on va se reposer la question. Vous savez, parfois, devant nous, on a des gens qui nous racontent:" Cette fois c'est ma fille, mais moi ça a été comme ça, vous savez madame la juge. Et ma mère, elle a été aussi abusée." Et on remonte comme ça, de génération en génération." 

F.Dolto: 
" Et alors, vous n'en êtes pas morte. Pourquoi vous en faites toute une histoire ?." C'est ça qu'on pourrait leur dire. " Et pourquoi ne pas avoir prévenu votre fille ?" 

Voila, et encore une fois bravo pour votre defense de la psychologie scientifique et votre combat contre un pseudoscience qui non seulement est une fumisterie mais a fait de terribles degats...imaginez le mal qu'ont pu faire les experts "doltoiens" pendant des dizaines d'années dans les proces d'inceste parental.

au plaisir de vous lire à nouveau

François Huard

_____________________________________

 

Ce même François Huard vient de laisser un commentaire très intéréssant que je vous invite à lire. Il y joint, notamment, une vidéo que je crois doit être visionnée. La voici:

 

 


 

http://www.youtube.com/watch?v=4jcqOJgkIRk

 

Et voici encore d'autres citations troublantes...


 

 


 

 

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